Viol de l’interprète de France 5 à Calais: Trois migrants interpellés

FAITS DIVERS Trois hommes de nationalité afghane ont été arrêtés mercredi dans le cadre de l’enquête sur le viol d’une interprète aux abords de l’ancienne «Jungle»…

O.A. avec AFP

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Calais, le 25 octobre 2016 - Evacuation de la jungle, camp de migrants
Calais, le 25 octobre 2016 - Evacuation de la jungle, camp de migrants — Olivier Aballain / 20 Minutes

L’enquête a établi qu’ils étaient bien passés à Calais, contrairement à leurs déclarations. Trois hommes ont été interpellés mercredi à Rungis (Val-de-Marne), dans l’enquête sur le viol d’une interprète travaillant pour France 5 près du camp de migrants de Calais, dans la nuit du 17 au 18 octobre. C’est le parquet de Boulogne-sur-Mer qui a communiqué l’information auprès de l’agence AFP.

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Les trois hommes, qui se disent de nationalité afghane, ont été arrêtés dans un centre pour travailleurs étrangers, sur la base du portrait-robot de l’agresseur qui avait été dressé par la victime.

Ils nient toute implication

Entendus en garde à vue à Paris, les trois hommes, âgés de 30 à 35 ans selon leurs déclarations, ont nié toute implication dans le crime. Ils affirment ne pas avoir été présents aux abords du camp de Calais, surnommé la « Jungle ». Mais selon le Parquet, les enquêteurs ont pu prouver qu’ils étaient bien passés par le site calaisien.

Les faits s’étaient produits entre 2h et 3h du matin, une semaine avant le début du démantèlement du camp de migrants.

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L’interprète de langue pachtoune accompagnait un journaliste freelance dans le cadre d’un reportage pour la chaîne France 5. Ils ont été pris à partie par trois Afghans, qui ont d’abord voulu voler leur matériel. Puis l’un des trois individus a obligé l’interpète à avoir un rapport sexuel, sous la menace d’un couteau, tandis que les deux autres empêchaient le journaliste d’intervenir.

Une information judiciaire avait été ouverte le 27 octobre pour « viol et vol avec arme », par un juge d’instruction boulonnais.

Le parquet de Boulogne-sur-Mer précise que la culpabilité des trois suspects n’est « pas établie à ce stade ». Le procureur Pascal Marconville avait précisé à la Voix du Nord, le 20 octobre, que l’agresseur avait le visage à demi caché par un foulard.