Lille: Contre l’antenne relais, le collectif d’Hellemmes ne lâche pas l’affaire

SOCIÉTÉ Après trois ans de conflit entre riverains, opérateur et mairie, les travaux d’installation de l’antenne ont commencé…

Mikaël Libert
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Des antennes relais sur le toit d'un immeuble (illustration).
Des antennes relais sur le toit d'un immeuble (illustration). — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

A l’usure. Cela fait près de trois ans que l’opérateur Bouygues a décidé d’installer une antenne relais 4G sur le toit d’un petit immeuble à Hellemmes, près de Lille. Organisés en collectif, les riverains ne l’entendent pas de cette oreille. Mais, alors que les travaux ont enfin commencé, les protestataires tentent de remobiliser leurs troupes.

Un rassemblement organisé

« A la mi-octobre, une grue s’est installée dans la rue et les travaux ont commencé alors que nous n’avions pas été prévenus », s’insurge Karine, membre du collectif qui regroupe une centaine de personnes. Du coup, un rassemblement est organisé, mercredi soir, devant le 46 rue Louis-Blanc, adresse du bâtiment où l’antenne doit être érigée.

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« Cela faisait longtemps que nous n’avions pas de nouvelles et la plupart des riverains pensaient que le projet avait été abandonné », poursuit Karine. Le collectif veut donc continuer son combat, notamment auprès du maire de la commune, Frédéric Marchand (PS), qui est accusé de ne pas « appliquer le principe de précaution pour ses concitoyens ».

« Si, dans quelques années, on se rend compte que les radiofréquences sont effectivement dangereuses pour la santé, le maire sera responsable », lance cette mère de famille.

Bloquer si nécessaire

Soutenu par l’association Robin des toits, le Collectif antenne relais Hellemmes se bat avec ses armes, essentiellement liées à des défauts de procédure : « Un recours est en cours suite à l’affichage de la déclaration préalable qui n’était pas conforme, explique Karine. Mais nous avons aussi l’intention de bloquer les travaux si nécessaire. »

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Le collectif semble sur le point de brûler ses dernières cartouches. Le maire d’Hellemmes se retranche derrière Bouygues. La propriétaire du bâtiment (qui n’y habite pas) ne voit pas où est le problème. Une action en justice serait trop longue, trop onéreuse et trop aléatoire. « On a encore l’espoir d’arrêter ça, même si on sait que ce sera difficile », reconnaît Karine.

Contacté par 20 Minutes, le maire d’Hellemmes n’a pas donné suite.