Calais: Hollande assure que «nous ne tolérerons plus» de camps

MIGRANTS Le président s’est réjoui que l’évacuation se soit déroulée sans « incident »…

20 Minutes avec AFP

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François Hollande le 25 juin 2016.
François Hollande le 25 juin 2016. — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

François Hollande s’est réjoui samedi que l’évacuation de la « Jungle » de Calais se soit déroulée sans « aucun incident ». Il a également affirmé que la France ne tolérerait plus sur son sol de camps de migrants qui bafouent les valeurs nationales de solidarité. « C’est très important que nous ayons pu, en quelques jours (…) évacuer de Calais  5.000 personnes et les accueillir dans les places qui étaient prévues : 450 centres d’accueil et d’orientation, qui pourront aller jusqu’à 9.000 places », a dit le président, en visite au centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire) qui héberge 38 migrants.

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« Pas digne de ce que peut être l’accueil de la France »

« La population française a parfaitement compris ce que nous faisions et il n’y a eu aucun incident ni au départ ni à l’arrivée », s’est-il félicité, ajoutant : « Nous pourrons donc dans un délai très court maintenant évacuer la totalité de ce qu’on a appelé le camp de Calais ». « La France a donné la meilleure des images possibles, parce que, face à cette épreuve qui est celle des réfugiés, nous devions être à la hauteur. Nous ne pouvions plus tolérer les camps et nous n’en tolérerons pas », a-t-il dit, jugeant que le camp de Calais « n’était pas digne de ce que peut être l’accueil de la France ».

Selon François Hollande, « il nous reste 1.500 mineurs isolés à Calais, ils seront très rapidement acheminés vers d’autres centres ». Il a affirmé s’être « entretenu avec la Première ministre britannique (…) pour que les Britanniques accompagnent ces mineurs dans ces centres et puissent prendre leur part pour ensuite les accueillir au Royaume-Uni ». Concernant les migrants qui ont afflué ces derniers jours dans la capitale, le président a déclaré que « nous aurons à les évacuer (…) parce que ça ne peut pas être une situation durable. »

« Ce ne sont pas ceux de Calais qui sont allés à Paris »

« Nous allons faire la même opération que pour Calais mais dans des conditions différentes », a-t-il détaillé. « Et nous allons les accueillir dans les centres d’accueil et d’orientation dès lors qu’ils relèvent du droit d’asile ». Car, a-t-il martelé, « j’ai été parfaitement clair : les personnes qui relèvent du droit d’asile vont dans des centres d’accueil et d’orientation, celles qui n’en relèvent pas sont raccompagnées. »

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A propos de l’origine des migrants parisiens, le chef de l’Etat s’est montré catégorique : « Ce ne sont pas ceux de Calais qui sont allés à Paris », a-t-il affirmé. « Il y en a peut-être eu quelques-uns. En revanche, il y a eu un nouveau courant migratoire venant de Libye ces dernières semaines, ces derniers mois, et qui se sont dirigés vers Paris. »