Migrants à Calais: La Belgique sur ses gardes avant le démantèlement du camp

SECURITE Environ 120 policiers belges seront mobilisés sur la frontière à partir de lundi, pour empêcher les migrants expulsés de Calais de s’installer en Belgique…

G.D.

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Illustration d'un contrôle à la frontière par la police belge.
Illustration d'un contrôle à la frontière par la police belge. — M. Libert / 20 Minutes

La Belgique mobilise 120 policiers dès ce week-end sur la frontière. Les autorités françaises ont prévu de raser, dès lundi, le camp de migrants de Calais, le plus grand à l’ouest de l’Europe. La Belgique tente d’éviter que les personnes expulsées de Calais n’entrent dans le pays.

Renforcer la surveillance

Le ministre (NVA/Droite libérale) de l’Intérieur, Jan Jambon, a donc décidé de renforcer la surveillance autour de la frontière en engageant 50 policiers dès samedi, puis 120 à partir de lundi. « Ces policiers resteront en place tant que nécessaire », précise le ministre au site belge DHnet.be.

« Les personnes qui seront interceptées seront enregistrées, avec prise d’empreintes (…) à un endroit mis spécialement en place à cet effet », souligne la porte-parole du ministre. Les demandeurs d’asile seront, par ailleurs, dirigés vers Bruxelles.

Une coopération franco-belge écornée

La collaboration entre police des deux pays s’est également renforcée pour éviter les incidents lors du démantèlement du camp. Pourtant, il y a un mois, une affaire avait écorné cette coopération franco-belge : des policiers belges avaient été interpellés par leur homologue français car ils transportaient des migrants vers la France.