Brexit: «Aucun signe de ralentissement» britannique pour Eurotunnel

ÉCONOMIE Malgré le vote du Brexit en juin, l’exploitant du tunnel sous la Manche reste optimiste sur la croissance britannique, et donc sur sa propre activité…

Olivier Aballain

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Jacques Gounon, PDG du groupe Eurotunnel.
Jacques Gounon, PDG du groupe Eurotunnel. — M.Libert / 20 Minutes

On pourrait penser qu’il n’y a pas meilleur observateur qu’Eurotunnel pour évaluer les conséquences économiques du Brexit. L’exploitant du Tunnel sous la Manche a publié une analyse optimiste de l’évolution de son chiffre d’affaires au troisième trimestre 2016.

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Malgré le vote qui devrait, à terme, déboucher sur une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, « aucun signe de ralentissement de l’activité britannique n’est visible », assure la société.

Une croissance qui s’accélère

En mettant de côté l’arrêt de l’activité maritime de MyFerryLink, le groupe Eurotunnel affiche en effet une progression de 3 % de son chiffre sur les neuf premiers mois de 2016 par rapport à la même période 2015 (902,1 millions d’euros contre 879,3), et même de 4 % sur les trois mois d’été (juillet-août-septembre).

La tendance la plus favorable est observée au niveau de l’activité des navettes Eurotunnel (le Shuttle), en hausse de 10 % sur les neuf premiers mois de l’année, avec une accélération à +12 % sur le seul dernier trimestre.

Conclusion : Le vote du Brexit par les Britanniques, en juin, ne semble pas avoir affecté l’activité transmanche d’Eurotunnel, qui se place « dans la perspective d’une poursuite durable de la croissance de l’économie britannique ».

Une seule ombre plane

Le patron du groupe, Jacques Gounon, en appelle à « relativiser les mouvements d’opinion qui ont suivi le vote en faveur du Brexit », expliquant que l’activité d’Eurotunnel « n’a jamais aussi bien marché qu’actuellement ».

La seule ombre au tableau provient du ralentissement des échanges touristiques provoqué par les récents attentats ( Paris, Bruxelles, Nice…). Ainsi le nombre de passagers transportés par les trains à grande vitesse a baissé de 5 % sur les neuf premiers mois d’année, et même de 10 % au troisième trimestre par rapport à la même période de 2015.