Calais: L’interprète d’un journaliste violée aux abords de la «jungle»

FAITS DIVERS L’agression a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi à l’intérieur du camp de migrants de la Lande, surnommé la « Jungle »…

M.L. avec AFP

— 

Des migrants marchent près de la  « jungle » de Calais, le 26 juillet 2016
Des migrants marchent près de la « jungle » de Calais, le 26 juillet 2016 — DENIS CHARLET AFP

Dans la nuit de lundi à mardi, une interprète qui accompagnait un journaliste free-lance de télévision dans la « jungle » de Calais a été violée. Selon les témoins, l’agresseur présumé est un migrant.

Les faits se sont déroulés mardi matin, entre 2 h et 3 h. Un journaliste et son interprète en pachtoune réalisaient un reportage pour une télévision française sur les mineurs isolés dans la « jungle » de Calais. Aux abords du camp, ils ont alors été pris à partie par trois Afghans, a priori trois migrants, selon les déclarations des victimes, qui ont d’abord voulu voler leur matériel, selon le parquet de Boulogne-sur-Mer.

Sous la menace d’un couteau

L’un des trois individus a ensuite obligé l’interprète à avoir un rapport sexuel sous la menace d’un couteau tandis que les deux autres maintenaient à distance, également avec un couteau, le journaliste de 42 ans.

>> A lire aussi : Grosse inquiétude pour les mineurs isolés étrangers de la «jungle»

Lorsque les trois mis en cause les ont laissés partir, le journaliste et son interprète se sont rendus au commissariat de Calais, et l’interprète de 38 ans, originaire d’Afghanistan, a été prise en charge par le CHR de Calais.

Une enquête a été ouverte par l’antenne locale de la police judiciaire. Les trois agresseurs présumés sont toujours recherchés, selon le parquet.