Lille: C’est l’heure de la rentrée pour Martine Aubry

POLITIQUE L’élue socialiste a fait un point sur les dossiers municipaux en cours et à venir…

Mikaël Libert

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La maire de Lille, Martine Aubry, lors de sa conférence de presse de rentrée.
La maire de Lille, Martine Aubry, lors de sa conférence de presse de rentrée. — M.Libert / 20 Minutes

Quoi de neuf depuis un an ? Jeudi, la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, a évoqué plus ou moins longuement les dossiers en cours dans sa ville lors de sa conférence de presse de rentrée.

Aménagement du territoire. « Nous avons fait ce nouvel art de ville », a affirmé Martine Aubry dans le gymnase flambant neuf installé sur le site de Fives Cail. La réhabilitation de cette friche est le fer de lance de sa politique de rénovation et de mixité urbaine. « Nous sommes une des villes qui construit le plus de logements », poursuit la maire, même si elle reconnaît que 16.000 personnes attendent toujours une solution. Et l’objectif avoué de 10.000 constructions sur ce mandat est en panne, suspendu à un éventuel financement de la Métropole européenne de Lille (MEL).

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Le commerce et l’emploi. Après un petit tacle à Xavier Bertrand sur son Proch’Emploi, Martine Aubry déclare placer « deux ou trois jeunes par semaine » sans pour autant « faire de miracles » car « la croissance n’est pas là ». L’extension de la ZAC d’Euratechnologies devrait, à moyen terme, faire grimper le nombre d’emplois à 20.000 sur le site.

Pour les anciennes Galeries Lafayette, l’élue explique que les choses bougent : « Ça prend du temps car l’intérieur va être entièrement retravaillé pour accueillir de nombreux commerces ». Le projet Lillénium, à Lille-sud, est en « bouclage final » selon Pierre de Saintignon, 1er adjoint au maire. Initialement, il devait sortir de terre dès 2012.

Sécurité et insécurité. « On ne peut pas tout faire », martèle la maire de Lille qui invite les habitants à être aussi « des citoyens ». Le manque de policiers a aussi été souligné même si l’élue compte bien récupérer ses deux compagnies de CRS une fois que « Calais sera libéré ».

Dans la rue Jules-Guesde, « les problèmes subsistent malgré les caméras » face auxquelles les délinquants ont trouvé la parade en dissimulant leurs visages. Néanmoins, la socialiste déclare que « grâce au travail sur l’éclairage et sur la sécurité », les commerçants reviennent dans la rue Gambetta.