Rugby: Bernard Laporte fait campagne dans le Nord pour devenir président de la FFR

INTERVIEW Candidat au poste de président de la fédération française de rugby, l'ancien sélectionneur étéait de passage à Béthune ce mercredi...

Propos recueillis par Francois Launay

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Bernard Laporte, candidat à la présidence de la Fédération française de rugby, lors d'une réunion à Vienne, dans l'Isère, le 2 février 2016.
Bernard Laporte, candidat à la présidence de la Fédération française de rugby, lors d'une réunion à Vienne, dans l'Isère, le 2 février 2016. — M. Allili / Sipa

Serrage de mains et belles promesses. Depuis plusieurs mois Bernard Laporte est en campagne électorale pour se faire élire à la tête de la fédération française de rugby le 3 décembre prochain. L’ex-sélectionneur du XV de France et entraîneur du RC Toulon a fait étape mercredi à Béthune. L’occasion de discuter rugby régional.

Pourquoi le rugby tarde à se professionnaliser dans le Nord ?

Pour avoir un grand club, il faut soit un mécène soit une grosse économie derrière. Lille a l’économie pour avoir un club professionnel mais c’est difficile de construire. Le LMR est passé tout près de la Pro D2 mais n’a pas été aidé. Ils ont manqué le coup mais il y a un vrai potentiel. Mais ce qui m’intéresse surtout c’est aider les clubs amateurs. Les pros, c’est du ressort de la Ligue.

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Justement, comment aider les clubs amateurs ?

Les clubs amateurs sont clairement dans la difficulté, ils n’ont plus de moyens financiers ni de moyens humains. C’est trop compliqué notamment dans certaines régions où on doit faire 300 kilomètres le dimanche pour aller jouer un match en Honneur ou en Promotion Honneur. Mais ma priorité est de former des éducateurs. Pour la plupart, ce sont des bénévoles à qui on impose de prendre des jours de congés pour aller se former loin de chez eux. Ce n’est plus possible. Ils font des sacrifices dans leur vie donc on se doit de leur donner une formation adéquate en venant les former sur place.

Quelle est votre analyse sur la pratique du rugby dans le Nord ?

On sait que ce n’est pas le sport numéro 1 de la région. Il est plus facile de faire du rugby à Dax qu’à Lille, on le sait. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas aider les clubs amateurs nordistes, bien au contraire. Il faut les encourager, les aider et les accompagner. Moi, je ne fais pas de différences entre le Nord et le Sud.