Calais: Il y a moins de migrants dans la «Jungle» selon la préfecture

SOCIÉTÉ La préfecture du Pas-de-Calais vient de publier les chiffres d'un nouveau comptage effectué ce mardi...

Mikael Libert

— 

Il y a moins de migrants dans la «Jungle» selon la préfecture.
Il y a moins de migrants dans la «Jungle» selon la préfecture. — M.Libert/20 Minutes

Alors que le démantèlement du camp de migrants de la Lande, appelé aussi la « Jungle » de Calais, semble imminent, la préfecture du Pas-de-Calais a publié, mercredi, les chiffres d’un nouveau comptage. Selon les services de l’Etat, il y a une « baisse du nombre de personnes » présentes dans le camp.

Comptage visuel

L’opération de comptage a été réalisée, mardi, par 60 fonctionnaires de la police aux frontières (PAF). Pendant trois heures, les agents, répartis en six groupes, ont visité les abris de la « Jungle » et compté les personnes qui s’y trouvaient. Cette méthode a donné le chiffre de 5.684 individus.

>> A lire aussi : La région a identifié son quota de 845 places pour les migrants

Comptage déclaratif

Le communiqué de la préfecture explique que, dans le même temps, il a été procédé à un comptage déclaratif : « Les personnes ont ainsi été invitées à donner le nombre de ceux qui, vivant dans chacun des abris, auraient à être pris en compte bien que n’étant pas physiquement présents au moment du comptage ». Avec cette méthode, l’Etat annonce un chiffre de 6.468 individus.

>> A lire aussi : Pourquoi le nombre de migrants a bondi cet été

« Nous sommes à 4.000 repas par jour contre 5.000 il y a 15 jours », avait déclaré à l’AFP, il y a une semaine, Christian Salomé, président de l’Auberge des Migrants, l’une des principales associations d’aide. Selon lui, les migrants « qui n’ont pas envie de rester en France sont déjà partis » du camp.

Les précédentes estimations faisaient état, selon les sources, de la présence de 7.000 à 10.000 personnes dans la « Jungle ». La préfecture se félicite donc d’une « baisse » du nombre de migrants à Calais, précisant que 5.966 d’entre eux ont quitté la région depuis un an pour rejoindre les différents centres d’accueil et d’orientation (CAO) répartis en France.