Migrants de Calais : La région a identifié son quota de 845 places

MIGRANTS La région Hauts-de-France est la première à avoir atteint son quota de places en vue de l'hébergement des réfugiés à évacuer de Calais...

Olivier Aballain

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Calais, le 3 juin 2015 - Reportage autour de la structure d'accueil de jour pour les migrants (Jules-Ferry)
Calais, le 3 juin 2015 - Reportage autour de la structure d'accueil de jour pour les migrants (Jules-Ferry) — Olivier Aballain / 20 Minutes

Les Hauts-de-France donnent l’exemple. Le préfet de région, Michel Lalande, a indiqué jeudi que le territoire avait atteint dès le 30 septembre son « quota » de 845 places d’accueil, à trouver dans la perspective de l’évacuation du camp de migrants de Calais. « Si certains étaient encore inquiets, qu’ils se rassurent », a lancé Michel Lalande devant le congrès de l’association des maires du Nord.

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Le préfet indique d’ailleurs que « la région Hauts-de-France [est] la première à avoir atteint son objectif », un chiffre fixé territoire par territoire, par le ministère de l’Intérieur. « Je remercie les maires qui m’ont aidé à atteindre ce résultat », a commenté Michel Lalande, invitant les élus à « être fiers de ce résultat qui honore les valeurs de notre République.

L’État prend tout en charge

En pratique, le représentant de l’État a assuré qu’aucune ouverture de centre d’accueil et d’orientation (CAO) ne pourrait avoir lieu sans que les élus locaux n’y aient « consenti ». Traduction : « Les cortèges et assemblées générales tumultueuses et parfois même injurieuses sont, dans ces conditions, inutiles ».

La méthode ? Prévoir des centres « d’une taille acceptable au regard de la population de la commune qui l’accueille », afin de garantir « l’intégration des populations migrantes » et « la stabilité sociale d’un territoire ».

Ensuite, l’État assure aux communes qu’elles n’auront pas un sou à débourser. « L’ensemble des besoins des migrants seront pris en charge par l’État », y compris l’accompagnement social, confié à l’opérateur semi-privé Adoma.

Enfin, un « sous-préfet référent » va être nommé pour entretenir un « dialogue permanent » entre le maire et l’État, avec un comité de suivi pour chaque CAO.

Michel Lalande précise d’ailleurs que 50 places en CAO sont déjà occupées dans le département, « sans aucune difficulté signalée ». La localisation de ces places n’est toutefois pas rendue publique, par « prudence » selon une source proche du dossier.