Nord: La place «handicapé» tarde à venir, le maire la peint lui-même

POLITIQUE Bernard Haesebroeck, maire d'Armentières, a peint lui-même un emplacement de stationnement pour personne handicapée...

Olivier Aballain

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Une place de stationnement réservé aux personnes handicapées
Une place de stationnement réservé aux personnes handicapées — JOEL ROBINE / AFP

Bernard Haesebroeck a décidé de ne plus attendre. La Voix du Nord révèle ce jeudi que le maire (PS) d’Armentières  a décidé de lui-même de matérialiser une place de stationnement « handicapé » devant le logement d’une administrée. Devant les journalistes, l’élu a terminé le travail entamé, au pochoir, par ses services municipaux.

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Le maire entend ainsi pointer les délais « trop longs » et les règles « pas très souples » auxquels se soumet la métropole européenne de Lille, qui est en charge de la voirie. Dans les colonnes de la Voix du Nord, il explique avoir été marqué par la mésaventure d’un couple de sa ville, mort avant d’avoir obtenu la place dont ils avaient besoin.

Nouvelles normes d’implantation en 2007

Bernard Haesebrock est lui-même vice-président de la métropole, en charge de l’Habitat, et il connaît la règle d’implantation d’une place de stationnement réservée aux personnes handicapées. Un arrêté du 15 janvier 2007 stipule qu’un tel emplacement « ne peut être d’une largeur inférieure à 3,30 mètres », doit présenter une pente inférieure à 2 %, et aboutir sur un passage abaissé vers le trottoir « d’une largeur au moins égale à 0,80 mètre ». Autant de conditions particulières auquel on ne peut déroger qu’après un passage en commission d’accessibilité.

« Ces règles avaient été ardemment souhaitées par certaines associations, et pour des raisons de sécurité bien compréhensibles », rappelle de son côté Jacques Richir, l’adjoint en charge du dossier pour la ville de Lille. Mais, admet-il, « c’est vrai que ces nouvelles normes ont forcément compliqué les implantations et allongé les delais ».

Au soutien de son action, le maire d’Armentières invoque donc un effort de « pédagogie » pour obtenir, à terme, le droit d’installer ces places « au plus près des personnes, et si demain on n’en a plus besoin, d’un coup de peinture, on rectifie ». C’est simple comme un coup de fil… À ses collègues vice-présidents de la métropole.