Nucléaire : Le réacteur n°1 de Gravelines pourra fêter ses 40 ans

ÉNERGIE L'autorité de Sureté Nucléaire a validé la poursuite d'activité du premier réacteur de la centrale de Gravelines, qui aura 40 ans en 2020...

Olivier Aballain

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Le bâtiment des alternateurs de la centrale nucléaire EDF de Gravelines.
Le bâtiment des alternateurs de la centrale nucléaire EDF de Gravelines. — M.Libert/20 Minutes

Examen réussi pour le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Gravelines. La première unité de production de la plus puissante centrale d’Europe occidentale vient d’obtenir l’aval de l’Autorité de Sureté Nucléaire pour une poursuite d’activité jusqu’en 2022.

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Le réacteur n°1 de Gravelines avait injecté ses premiers électrons dans le réseau français le 13 mars 1980. L’avis rendu par l’ASN, publié le 27 septembre, conclut le troisième examen « décennal » de l’équipement. Tous les dix ans, chaque réacteur subit un check-up complet pour évaluer les conditions de sa poursuite d’activité.

Fissure de fond de cuve à réparer

C’est le premier des six réacteurs de Gravelines qui valide officiellement la visite dite des « 30 ans ». Pour autant, l’avis de l’ASN est assorti d’une vingtaine de recommandations que l’exploitant, EDF, doit respecter pour poursuivre la production.

EDF doit notamment régler le problème de fissure repéré en 2011 au fond d’une cuve du réacteur. Cette fissure a déjà fait l’objet d’un colmatage provisoire, mais l’autorité exige une « réparation définitive » du défaut d’ici au 31 décembre 2016.

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C’est en bonne voie, puisque la solution proposée par EDF a été validée par l’ASN. « Les travaux sont engagés depuis plusieurs semaines, indique François Godin, chef de la division de Lille à l’ASN. Nous rendrons un avis avant le redémarrage, qui devrait pouvoir intervenir avant la fin de l’année ».

Prochain réexamen… Dans moins de six ans

Ce dossier a considérablement rallongé les délais du réexamen de sûreté, qui avait commencé en 2012. L’autre gros dossier était celui de l’implantation d’un terminal méthanier au port de Dunkerque, un site à risque Seveso placé à quatre kilomètres des réacteurs. Il a fallu plus de deux ans d’échanges et d’aménagements imposés par l’ASN pour que l’agence autorise, en août 2015, la cohabitation des deux équipements.

Distance séparant les réacteurs nucléaires de Gravelines et le terminal méthanier de Dunkerque
Distance séparant les réacteurs nucléaires de Gravelines et le terminal méthanier de Dunkerque - Google Maps

Avec cet avis positif vers une poursuite d’exploitation, EDF est rassuré pour un peu moins de six ans. Le prochain de réexamen de sûreté du réacteur n°1 est prévu en 2022. L’unité de production aura alors plus de 40 ans.