Gravelines: Contamination d'une salariée en zone nucléaire

NUCLÉAIRE C’est la deuxième fois en 2016 qu’un salarié d’une entreprise sous-traitante d'EDF subit une irradiation à la centrale nucléaire de Gravelines...

Olivier Aballain

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Gravelines, le 16 septembre 2011
Gravelines, le 16 septembre 2011 — M.Libert/20 Minutes

Elle a reçu en une fois, sur le pied, un peu plus du quart de la limite réglementaire annuelle de radioactivité. Le 14 septembre, à la centrale nucléaire de Gravelines, une salariée d’un sous-traitant d’EDF a dû être prise en charge par les services médicaux de l’établissement, après la détection d’une contamination « externe ». Une « poussière active », responsable de son exposition, a été retirée.

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Les faits se sont produits dans l’unité de production n°3, l’un des six réacteurs de la plus grande centrale d’Europe. La direction d’EDF a communiqué hier, cinq jours après l’incident, indiquant l’avoir classifié en niveau 1 sur l’échelle INES des événements nucléaires, qui va de 0 à 7.

Un salarié de sous-traitant avait aussi été irradié en mai

C’est le deuxième incident de ce niveau sur ce réacteur n°3 en moins de dix jours. Le 5 septembre, une anomalie de contrôle de la puissance avait été repérée lors de la phase de redémarrage du réacteur, après un arrêt pour rechargement du combustible.

D’après les premiers éléments livrés par la direction de la centrale, l’intervenante irradiée travaillait « dans les vestiaires du bâtiment des auxiliaires nucléaires ». C’est son passage au contrôle systématique, en sortie de zone nucléaire, qui a permis de repérer la contamination.

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Les analyses pratiquées à la suite de sa prise en charge ont déterminé que la salariée avait subi une exposition « légèrement supérieure au quart de la limite réglementaire annuelle pour la surface de la peau ». Pour un professionnel du nucléaire, cette limite est fixée à 500 millisieverts pour 1 cm² de peau.

La salariée a pu reprendre son poste dans la journée, une fois les mesures de contamination effectuées, précise la direction de la centrale

Un incident similaire, impliquant l’irradiation du salarié d’un sous-traitant, avait déjà été déclaré à Gravelines, en mai, sur le réacteur n°5.