Nord: Condamnée pour avoir consulté des sites djihadistes

JUSTICE La mère d’un enfant de six ans a envisagé de rejoindre un djihadiste dans la zone turco-syrienne après s’être radicalisée…

Olivier Aballain

— 

Arras, le 9 janvier 2014. Les cyber-gendarmes de la cellule N-Tech d'Arras.
Arras, le 9 janvier 2014. Les cyber-gendarmes de la cellule N-Tech d'Arras. — M.Libert/20 Minutes

Elle consultait « de façon répétée des sites faisant l’apologie du terrorisme ». On a appris lundi qu’une femme radicalisée de 29 ans avait été condamnée en comparution immédiate pour ces faits, vendredi, par le tribunal correctionnel de Valenciennes, à quatre mois de prison avec sursis.

>> A lire aussi : Une note de la cyberdéfense accuse certains géants du web de «complicité passive» avec Daesh

Selon l’AFP, la jeune femme réside à Haveluy, à l’ouest de Valenciennes, où une perquisition administrative avait été menée le 2 août. Cette perquisition a conduit à la découverte de « divers supports numériques contenant des photographies et documents relatifs à Daesh », d’après les précisions du parquet de Valenciennes.

Mère d’un enfant de six ans

« L’exploitation de ces supports mettait en évidence la consultation régulière de vidéos de propagande djihadiste, ainsi que de nombreuses photos de combattants sur zone, des images de décapitations exécutées par des enfants », a poursuivi le parquet.

Les services du procureur de la République estiment que la jeune femme, mère d’un enfant de six ans et jusque-là inconnue de la justice, s’était « radicalisée » après sa conversion à l’islam, et avait « des velléités de départ en zone turco-syrienne ».

Placée en garde à vue après son interpellation le 14 septembre, elle a déclaré aux policiers « être convertie à la religion musulmane depuis deux ans et demi et la pratiquer de manière modérée ». Mais elle a également expliqué être « une autodidacte de l’islam ayant découvert cette religion par le biais d’internet », consultant « régulièrement le site YouTube pour parfaire la bonne pratique des prières ».

Elle aurait « changé d’avis »

En revanche, « après avoir eu des velléités de départ en Syrie, notamment pour y rejoindre un djihadiste rencontré sur Facebook, elle affirmait avoir changé d’avis ».

La peine requise était de 14 mois d’emprisonnement, dont huit mois avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve.

Une interdiction de quitter le territoire national a également été prononcée, ainsi qu’une mise à l’épreuve pendant deux ans avec obligation de formation ou de travail, selon le parquet, qui confirme ainsi une information de La Voix du Nord.