Nord: Chômage partiel chez Alstom près de Valenciennes

ÉCONOMIE La direction d’Alstom à Petite-Forêt (Nord) a confirmé l’instauration de mesures de chômage partiel fin septembre…

Olivier Aballain

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Petite-Forêt, le 13 octobre 2010, devant l'entrée de l'usine Alsto
Petite-Forêt, le 13 octobre 2010, devant l'entrée de l'usine Alsto — M.LIBERT / 20 MINUTES

L’usine Alstom de Belfort n’est pas la seule à souffrir du manque de commandes dans le secteur ferroviaire. La direction du site de Petite-Forêt (1.200 emplois près de Valenciennes), a confirmé ce lundi matin en comité d’établissement l’instauration prochaine de mesures de chômage partiel, qui devraient concerner une quarantaine de salariés dès la fin septembre.

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« Dans l’ensemble, cela équivaut à une baisse d’une quinzaine d’équivalents temps plein », a indiqué Vincent Jozwiak, délégué syndical FO à Petite-Forêt, confirmant une information de la Voix du Nord.

Des centaines de salariés touchés, dans les deux ans à venir ?

Concrètement, les secteurs touchés sont ceux de la chaudronnerie et de la peinture. Sur la base du volontariat, une partie des salariés seront redéployés sur d’autres sites, notamment à La Rochelle. Mais le syndicat FO s’attend à d’autres baisses de charge « à moyen terme ». « Les secteurs de la finition pourraient être touchés à partir du début de l’année prochaine », craint Vincent Jozwiak.

Selon nos informations, le site Alstom de Petite-Forêt s’attend, au mieux, à un creux de deux ans entre la fin des commandes en cours (productions de rames de métro et RER pour la région parisienne) et le début des suivantes (le métro de Bruges, notamment).

En attendant, les mesures de chômage partiel pourraient s’enchaîner et concerner, progressivement, plusieurs centaines de salariés. Les salariés en chômage partiel touchent approximativement 80 % de leur salaire net, mais amputé des primes de production.

Accélérer les commandes

A l’instar de leurs collègues de Belfort, les syndicats FO et CGT d’Alstom Petite-Forêt demandent aux pouvoirs publics d’accélérer ses commandes (notamment pour les RER « Nouvelle génération », un marché de deux milliards d’euros).

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Ils réclament également du groupe un « rééquilibrage » avec les sites européens, et notamment, avance Vincent Jozwiak, avec le site de Katowice (Pologne) « qui a trop de travail ».