Nord : Une « give box » installée dans un square à Hellemmes

SOCIÉTÉ La « barakadon », ou comment créer du lien autour des objets dont on ne se sert plus…

Mikael Libert

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La Barakadon, première «give box» Hellemoise.
La Barakadon, première «give box» Hellemoise. — Barakadon

Ce dimanche, à Hellemmes, près de Lille, les riverains de la rue Jules Ferry ont découvert un nouvel aménagement installé dans leur square : la « Barakadon ». C’est le petit nom « local » que les cinq porteurs du projet, Jérémy, Nadège, Hélène, tania et Sonia, ont donné à leur projet de «  give box » qui vole désormais de ses propres ailes.

On prend, on laisse

La « Barakadon », c’est quoi donc ? « C’est une armoire en accès libre dans laquelle tout le monde peut venir y déposer ou y prendre gratuitement des objets », explique Jérémy, porte-parole improvisé de l’équipe. Et le mot « objets » est à prendre au sens large : « Ça peut être un livre, un CD, des objets de déco, des jeux, poursuit Jérémy. Et la liste n’est pas exhaustive ». Un espace est aussi réservé aux adresses utiles et aux petites annonces, pour le don ou la recherche d’objets plus volumineux.

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En revanche, il a tout de même fallu édicter quelques règles : « Pour une question de place, on ne peut pas déposer de vêtements », insiste Jérémy. Car, si l’armoire flamande est imposante, elle n’est pas extensible. Les denrées périssables sont aussi proscrites, ainsi que les objets dangereux comme les couteaux ou les fourchettes. En dernier lieu, il faut aussi que les objets déposés soient en bon état.

Ecologique et social

Pour les cinq porteurs du projet, la Barakadon a deux objectifs. Le premier est écologique, en réutilisant des objets qui étaient voués à la poubelle. L’autre est social : « Nous faisons le pari que les habitants du quartier vont s’approprier cette démarche. Qu’ils vont se retrouver autour de la Barakadon mais aussi qu’ils vont veiller sur elle », déclare Jérémy.

Les cinq compères misent aussi sur le civisme des gens : « Il y a un risque que certains prennent des objets pour les revendre par exemple », reconnaît Jérémy. Mais il veut laisser sa chance au produit. Et si ça fonctionne bien, il compte faire profiter de son expérience les habitants d’autres quartiers qui seraient tentés par l’aventure.