Calais: Londres va financer la construction d'un mur anti-migrants

SOCIÉTÉ Le mur sera long d’un kilomètre et haut de quatre mètres pour un coût de construction de près de trois millions d’euros…

M.L. avec AFP

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Un mur de 4 mètres sera construit à Calais pour empêcher les migrants d'accéder à la rocade.
Un mur de 4 mètres sera construit à Calais pour empêcher les migrants d'accéder à la rocade. — ALCALAY SARAH/SIPA

A Calais, les travaux de construction d’un mur, pour empêcher les migrants de grimper sur les camions, vont démarrer prochainement a déclaré, mercredi, le ministère britannique de l’Intérieur.

Quatre mètres de haut sur un kilomètre de long

Le mur, haut de quatre mètres et long d’un kilomètre, sera construit aux abords de la route nationale qui conduit au port de Calais, la RN 216, appelée aussi « rocade portuaire ». « Nous avons construit des clôtures, désormais nous construisons un mur », a déclaré le secrétaire d’Etat à l’Immigration Robert Goodwill.

D’un coût de 2,7 millions d’euros, le mur végétalisé sera financé par le Royaume-Uni et construit par les services français de la Direction interdépartementale des routes (DIR). « Les travaux, qui toucheront la circulation, vont avoir lieu de septembre à décembre », a indiqué, mercredi, une porte-parole de la DIR du Nord à l’AFP.

Tenter de sécuriser la route

Le mur est destiné à empêcher les migrants, présents en nombre dans le camp de la « Jungle », de circuler sur et aux abords de la rocade portuaire dans le but de s’introduire dans les camions en partance pour le Royaume-Uni. C’est d’ailleurs sur cette même portion de rocade que des barrages sont parfois érigés par des migrants, essentiellement de nuit, afin de ralentir la circulation et accéder aux poids lourds.

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Selon les autorités, ils sont aujourd’hui 6.900 dans la « Jungle », mais des associations évoquent plus de 9.000 réfugiés, dont 900 mineurs isolés. Ils étaient entre 3.500 et 5.000 à la fin du démantèlement de la zone sud du camp en mars.

La France a, par ailleurs, annoncé son intention de poursuivre par étapes le démantèlement du camp et d’intensifier les départs volontaires de Calais en créant d’ici la fin de l’année quelque 8.000 places dans diverses structures d’accueil.