Lille: Les rixes se multiplient dans le quartier de Wazemmes

FAITS DIVERS Depuis cinq jours, la police est intervenue quasiment chaque jour pour de violentes bagarres dans le secteur de la rue Jules-Guesde, à Lille…

Gilles Durand

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La rue Jules-Guesde, à Lille-Wazemmes.
La rue Jules-Guesde, à Lille-Wazemmes. — O. Aballain / 20 Minutes

Encore une bagarre de rue. Le quartier lillois de Wazemmes est le théâtre de fortes tensions depuis plusieurs jours, comme le rapporte La Voix du Nord. Dernière rixe en date, mardi soir, rue Jules-Guesde. La police a dû intervenir pour séparer deux groupes d’individus. Un mineur de 17 ans a pu être interpellé, porteur d’un couteau à cran d’arrêt, selon la police.

Des disques de frein comme armes

Sur place, les policiers ont pu récupérer les différentes armes dont les auteurs se sont délestés à leur arrivée. Ils ont pu dénombrer sept barres de fer, des clubs de golf, un hachoir et même… des disques de frein.

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Il s’agit de la quatrième intervention policière en cinq jours dans le quartier pour des actes similaires, laissant penser à un règlement de comptes entre bandes rivales. Vendredi soir, un jeune homme avait été blessé par un coup de couteau. L’auteur présumé des faits avait été arrêté par la suite.

« Des idées fixes anti-sécuritaires »

Rebelote le lendemain, samedi après-midi, une nouvelle bagarre générale s’était terminé par un blessé à l’arme blanche. L’auteur, cette fois, n’avait pas été identifié. Lundi, dans le même secteur, une vingtaine d’individus ont remis ça. Bilan : un blessé au crâne et un agresseur présumé interpellé et placé en garde à vue.

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Dans un communiqué, Eric Dillies, conseiller municipal (FN) de Lille, dénonce « l’inaction de la municipalité et de l’Etat face à cette situation » et parle de la rue Jules-Guesde comme d’une « rue symbole des idées fixes anti-sécuritaires de Madame Aubry ». « En octobre 2014, nous demandions que l’Etat fasse son travail : "mettre en prison les délinquants et expulser les clandestins !" (…) Nous ne retirons pas un mot de ce que nous disions à l’époque », souligne l’élu.