Hauts-de-France: Un radar attaqué au nain de jardin

INSOLITE Un paisible radar, sur la D940 dans le Pas-de-Calais, fait l’objet d’une attention particulière depuis quelques mois…

Olivier Aballain

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La D940 où le radar dégradé est installé, entre Boulogne et Étaples (62)
La D940 où le radar dégradé est installé, entre Boulogne et Étaples (62) — Google Street View

Deux sabotages en trois jours. Un radar automatique installé sur la départementale 940, dans le Pas-de-Calais, a été rendu inopérant de façon plutôt originale, a constaté la Voix du Nord ce mercredi. L’équipement, installé au niveau de Camiers sur l’axe Étaples-Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), est aveuglé par des décorations de jardin, dont une cigogne en plastique et un authentique nain.

Les objets, fixés à la va-vite à l’aide de gros scotch marron, empêchent le radar automatique de fonctionner correctement, en masquant l’objectif et le flash qui l’accompagne.

Il semble que le dispositif, installé là depuis la fin 2008, fasse l’objet d’une attention particulière, puisqu’il avait déjà été masqué lundi, par un panneau routier provisoire. Il a également été rendu aveugle à la peinture rouge en février et, plus loin en arrière, avait déjà été recouvert de peinture à deux reprises dans les 2 mois qui ont suivi sa mise en service.

Loin d’être le plus actif du département

Ce radar n’est pourtant pas connu comme le plus actif du département : Pour sa première année d’activité, en 2009, il avait sanctionné 251 excès de vitesse (ce qui n'équivaut, tout au plus, qu'à trois jours d’activité du radar de l’A 16 à Saint-Léonard, à moins de 20 km de là). Il flashe dans les deux sens depuis un peu plus d’un an. La vitesse limite autorisée sur ce tronçon est de 90 km/h.

Hasard ou pas, le 15 août un certain « JC » a publié un commentaire énervé à son sujet sur le site « radar-auto.com » : « Radar plus signalé et ficieux (vicieux) à cet endroit, piège à fric ».

Le fait de dégrader un radar de façon pérenne, en le peignant en rouge par exemple, est passible d’une peine pouvant atteindre 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende.