«Jungle» de Calais: La préfecture demande la fermeture des commerces

JUSTICE La justice administrative devra se prononcer sur la demande de la préfecture pour mettre fin aux commerces établis dans le camp…

M.L. avec AFP

— 

la préfecture demande la fermeture des commerces de la «Jungle» de Calais.
la préfecture demande la fermeture des commerces de la «Jungle» de Calais. — M.Libert/20 Minutes

Mercredi matin, une audience en référé était en cours au tribunal administratif de Lille, saisi d’une demande de la préfecture du Pas-de-Calais de faire fermer plusieurs dizaines de « commerces illégaux » de la « jungle » de Calais, a-t-on appris de sources concordantes. La décision du tribunal est attendue, vendredi.

Fermeture et destruction

Selon l’association L’auberge des migrants, la préfecture demande « l’autorisation de fermer les 72 restaurants de la jungle, et la remise en état des lieux, c’est-à-dire leur destruction », au nom de « l’absence de respect des règles d’hygiène et de sécurité du public ». Interrogée, la préfecture a confirmé la requête qui concerne, a-t-elle dit, « 63 lieux de vente à la sauvette ».

>> A lire aussi : Les commerces de la «Jungle» dans le viseur de l'administration

Selon la préfecture, la procédure du référé doit permettre « de mettre un terme à ces phénomènes et d’éviter toute réinstallation ». Elle s’inscrit, par ailleurs, « dans la continuité de l’opération de police judiciaire menée le mois dernier ».

« Des conséquences graves »

Selon un communiqué de huit associations, reçu mercredi, « la fermeture, qui a déjà été ordonnée par la police entre le 19 et le 23 juillet, et qui concernait tous les types de commerces (coiffeurs, épiceries…) et la destruction de ces restaurants ont déjà et auront des conséquences graves pour les personnes survivant dans le camp de Calais ».

Les associations distribuant des repas « ont dû augmenter leurs apports, et les files d’attente sont plus longues depuis quelques jours ». « Ces files sont la source la plus importante des tensions qui, sur ce camp surpeuplé, débouchent souvent sur des rixes », disent les signataires du communiqué.

Environ 4.500 réfugiés vivaient au mois de juin dans la « jungle » et des bâtiments en dur tout proches. Des associations avancent le chiffre de 7.000.