«Jungle» de Calais: Le démantèlement de la partie nord annoncé «très prochainement» selon la maire

MIGRANTS Natacha Bouchart (LR) dit tenir l'information de l'entourage de Bernard Cazeneuve...

20 Minutes avec AFP

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Un homme marche dans la "jungle" de Calais, le 25 février 2016.
Un homme marche dans la "jungle" de Calais, le 25 février 2016. — DENIS CHARLET / AFP

Le démantèlement de la zone nord de la « Jungle » de Calais doit être annoncé « très prochainement », a affirmé lundi la maire (LR) de la ville. Natacha Bouchart a assuré dans un communiqué tenir cette information des « derniers échanges » qu’elle avait eus « avec l’environnement très proche de Bernard Cazeneuve », le ministre de l’Intérieur.

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« La méthodologie du démantèlement serait en train d’être affinée », a ajouté Natacha Bouchart. Contactée par l’Agence France Presse, elle a cependant indiqué ne pas avoir de date précise sur cette opération. L’annonce intervient quatre mois après le démantèlement de la zone sud, dont la majorité des occupants ont ensuite rejoint la zone nord.

« Un campement insalubre » n’est « pas un projet de vie »

« Pour notre territoire, sa population et ses acteurs économiques, l’urgence est bel et bien là ! Nous ne pouvons pas demeurer dans l’attente, il nous faut savoir au plus vite quand et comment la "Jungle" sera démantelée », a poursuivi la maire de Calais, qui a réclamé à de nombreuses reprises le démantèlement du camp informel de migrants composé d’abris de fortune, par opposition à sa partie dite « humanitaire ». Dans celle-ci, se trouvent les conteneurs du centre d’accueil provisoire (CAP, capacité 1500 personnes) et le centre d’accueil Jules Ferry, où 400 femmes et enfants peuvent dormir.

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La préfecture, qui n’avait pas souhaité faire de commentaire dans un premier temps, a réagi à cette annonce en indiquant dans la soirée que l’Etat n’avait « pas changé d’avis sur le fait qu’un campement insalubre » n’était « pas un projet de vie ». « Un campement n’est pas une fin en soi, bien au contraire et c’est la raison pour laquelle la partie sud du campement de la lande a été démantelée », a-t-elle insisté.

De 4.500 à 6.000 migrants vivent dans le camp

Selon le dernier comptage de la préfecture du Pas-de-Calais, près de 4.500 migrants au total vivent dans ce camp, dans l’espoir de rejoindre la Grande-Bretagne. D’après des associations d’aide aux clandestins, ce chiffre atteignait un peu plus de 6.000 personnes début juin.

Réagissant à la suspension décidée vendredi de la ligne de ferroutage VIIA Britanica reliant l’Espagne à la Grande-Bretagne à cause des intrusions de migrants, Natacha Bouchart a affirmé qu’il s’agissait d » une nouvelle preuve, s’il en fallait encore une, de l’urgente nécessité de démanteler la zone nord de "la lande" ».