Calais: Six migrants interceptés sur un canot pneumatique au large

MIGRANTS Une embarcation de migrants a été repérée dans le Pas de Calais par un plaisancier britannique, puis interceptée grâce à une opération franco-britannique...

Olivier Aballain

— 

Un hélicoptère des garde-côtes britanniques
Un hélicoptère des garde-côtes britanniques — Rex Features/REX/SIPA

C’est une opération franco-britannique qui a mis fin à l’équipée de six migrants iraniens, qui tentaient de rejoindre les côtes anglaises par la mer, ce mardi matin. Leur canot pneumatique de 4 mètres de long a été repéré puis intercepté à 12 miles nautiques (23 km) au large de Boulogne-sur-Mer ce 28 juin.

>> A lire aussi : Migrants: Les autorités craignent que la Manche se transforme en Méditerranée

Selon la préfecture maritime, c’est un plaisancier britannique qui a le premier donné l’alerte vers 9h du matin. Transmise par le centre opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) du cap Gris-Nez, l’information a provoqué le départ de la vedette Scarpe de la gendarmerie maritime, en coordination avec l’hélicoptère anglais Rescue 163 et un canot de la Royal National Lifeboat Institution.

Un « tout petit moteur »

La vedette de la gendarmerie a ainsi récupéré les six ressortissants iraniens qui avaient pris place à bord de l’embarcation. « Le plaisancier a eu un très bon réflexe » commente la préfecture maritime, qui fait notamment valoir « la sécurité des personnes embarquées ». Le canot pneumatique ne disposait, selon nos informations, que d’un « très petit moteur », ce qui rend évidemment la traversée très dangereuse.

Fort heureusement les conditions météorologiques étaient très bonnes et les migrants, qui disposaient tous d’un gilet de sauvetage, « n’étaient pas du tout en difficulté ». Ils ont été remis à la police aux frontières, qui devait les entendre ce mardi midi.

Traversée toujours dangereuse

Les autorités maritimes françaises se félicitent de la rapidité d’intervention, rendue possible par « l’étroite coopération » avec leurs homologues britanniques.

Le préfet maritime a de nouveau souligné le caractère « extrêmement » dangereux de ce type de traversée, dans un détroit d’une quarantaine de kilomètres de large, qui combine le trafic maritime « le plus dense au monde », des vents et courants importants, et une température de l’eau basse.

La dernière interception de ce genre date de la fin du mois de mai, lorsque 19 migrants ont été secourus dans un canot en train de prendre l’eau au large de Dymchurch (Kent).