Euro: Le stade Pierre-Mauroy se défend et flingue l'UEFA sur tapis vert

FOOTBALL A son tour, le stade Pierre-Mauroy dénonce les «exigences» malvenues de l'UEFA...

Olivier Aballain

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Un joueur français sur la pelouse abîmée lors du match de football France-Suisse à l'Euro UEFA 2016 / AFP PHOTO / DENIS CHARLET
Un joueur français sur la pelouse abîmée lors du match de football France-Suisse à l'Euro UEFA 2016 / AFP PHOTO / DENIS CHARLET — AFP

Pas contents, les Lillois, de l’impression laissée par l’état de leur pelouse. Au lendemain de France-Suisse, le consortium ELISA, en charge de gérer le stade Pierre-Mauroy, a communiqué une sèche mise au point concernant l’état désastreux de la pelouse sur laquelle s’est jouée la rencontre de l’Euro 2016 le 19 juin.

On n’est certes pas dans le style « coup de gueule » utilisé contre l’UEFA par le maire de Villeneuve d’Ascq, mais l’agacement qui pointe derrière les termes utilisés tranche avec l’ambiance feutrée des salons VIP…

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Changée malgré l’avis de l’exploitant

Ainsi Elisa déplore que l’UEFA ait « exigé » le changement de pelouse intervenu trois semaines avant l’Euro, et ce « malgré les différents rapports de l’expert missionné par Elisa démontrant que la pelouse existante offrait une bonne couverture végétale ».

Pire, Elisa n’a ensuite pas eu le choix de l’entreprise chargée de remplacer la pelouse. Pour l’exploitant, l’UEFA a « imposé » la société autrichienne Richter Rasen, dont le tapis végétal s’est finalement révélé de « mauvaise qualité ». Pire : un vrai champ de patates peint en vert, dont l’état a été dénoncé, en chœur, par les joueurs, le sélectionneur Didier Deschamps, et les commentateurs unanimes.

Sur L’Équipe 21, le chroniqueur Stéphane Pauwels a même demandé ce mardi que les 3 derniers matchs prévus à Lille (dont un huitième et un quart de finale) soient délocalisés.

Elisa, dont la pelouse se classait 15e sur 20 stades de Ligue 1 en fin de saison (entre Caen et Nice), refuse donc de porter le chapeau toute seule.