Santé: Nutribird, l'application picarde pour manger plus sain

INNOVATION L'application Nutribird, développé par l'Ireps Picardie, a pour objectif d'améliorer les comportements alimentaires de ses utilisateurs…

Cyprien Tellier

— 

La page de Nutribird sur l'Apple Store
La page de Nutribird sur l'Apple Store — O. Aballain / 20 Minutes

Partir d’une idée lycéenne pour aboutir à un outil de santé publique. L’aventure a été menée à bien par l’Instance régionale d’éducation et de promotion de la santé (Ireps) de Picardie, à travers son application Nutribird, disponible sur smartphone et tablette.

Apprendre en jouant

Conçue sous la forme d’un jeu d’arcade, cette application plonge l’utilisateur dans le costume de Picassiette, petit oiseau gourmand, qui doit sélectionner avec soin les aliments que son personnage avale pour gagner des points. Pour renforcer les connaissances sur la nutrition des joueurs, des quiz en fin de partie leur sont proposés.

« Le but est de faire de la prévention et de faire comprendre aux gens qu’une bonne alimentation doit être liée à une activité physique. Mais c’est aussi une manière d’apprendre des choses », explique Valérie Évrard, chargée de projet à l’Ireps.

Un projet de longue date

Disponible depuis seulement quelques mois, ce « serious game » est pourtant pensé depuis bien plus longtemps par l’Ireps. Après le projet pédagogique PicAlim auprès des élèves de seconde, pendant lequel ils abordaient ensemble la prévention, l’association a participé au hackathon santé de Strasbourg en mars 2014 et a vu sa maquette récompensée par deux prix.

>> A lire aussi : Lille: En quoi l'appli Moovit peut faciliter les déplacements en ville?

Ce petit festival a permis à l’Ireps de collaborer avec l’Agence Régionale de Santé de Nord-Pas-de-Calais Picardie pour le financement du projet, et de faire appel à l’agence Appy pour le développement de l’application qui a vu le jour début 2016.

Et selon Valérie Évrard, les premiers retours sont plutôt positifs : « Les utilisateurs disent que c’est ludique et qu’ils apprennent des choses tout en jouant. Il y a même des infirmières qui vont l’utiliser dans les établissements scolaires », explique-t-elle. Un juste retour des choses, non ?