Migrants à Calais: Le CRS poursuivi pour violence a été relaxé

JUSTICE Le tribunal de Boulogne-sur-Mer a prononcé la relaxe du policier accusé de violence envers des migrants, en mai 2015…

G.D. avec AFP

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Des migrants violentés par des CRS le long de la rocade à Calais
Des migrants violentés par des CRS le long de la rocade à Calais — Capture d'écran

Il était poursuivi pour violence à l’encontre de migrants à Calais. Un CRS a été relaxé, mardi, par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer. « Le tribunal a considéré que l’usage de la force était proportionné à la situation », a affirmé à l’AFP le parquet de Boulogne-sur-Mer qui a dix jours pour faire appel de cette décision. Six mois de prison avec sursis avaient été requis lors de l’audience du 24 mai.

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Coup de pied et gaz lacrymogène

Le 5 mai 2015, le policier avait été filmé de loin avec d’autres collègues, semble-t-il sur la voie d’accès au port, faisant sortir des migrants cachés dans des camions en partance pour l’Angleterre. Selon les cas, on y voyait des policiers les poussant par-dessus la glissière de sécurité, assenant un coup de pied, faisant usage de gaz lacrymogène ou les plaquant au sol avec le genou.

Quelques jours après la diffusion de cette vidéo de deux minutes sur internet, qui aurait été filmée par un Finlandais « semblant appartenir à la mouvance No Border » selon le président du tribunal, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie.

« On était submergés »

« Le tribunal a pris en compte la violence dans le cadre de laquelle le CRS poursuivi était intervenu pour conclure à la légitimité de ses actes. Je salue cette décision, qui illustre les difficultés quotidiennes de la mission Calais pour les forces de l’ordre », s’est félicité auprès de l’AFP son avocat, Thibault de Montbrial.

Lors de l’audience, le prévenu, qui vit en Seine-et-Marne et effectuait ce jour-là sa première journée de mission, s’était reconnu dans des images le montrant en train de faire basculer des migrants par-dessus la barrière de sécurité. Il reconnaissait aussi avoir donné un coup de pied « pour maintenir une distance de sécurité ».

« On était submergés, il y avait de l’agitation et on était en sous-effectif », s’était-il justifié.