TQO de Volley: Pourquoi les Bleus vont aller aux Jeux

VOLLEY L'equipe de France doit aller chercher son billet pour les JO lors d'un tournoi de qualification olympique qui débute samedi au Japon...

Francois Launay

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Earvin Ngapeth et les Français ont sorti un très grand match pour battre l'Italie chez elle (3-2), lors des phases de poule de l'Euro, le 11 octobre 2015 à Turin.
Earvin Ngapeth et les Français ont sorti un très grand match pour battre l'Italie chez elle (3-2), lors des phases de poule de l'Euro, le 11 octobre 2015 à Turin. — CIAMBELLI/SIPA

La route de Rio passe par Tokyo. Pour la deuxième fois en moins de quatre mois, la France dispute à partir de samedi un tournoi de qualification olympique pour valider son ticket pour les Jeux.

Avec sept matchs en huit jours (Chine, Pologne, Iran, Australie, Canada, Venezuela, Japon), le programme japonais s’annonce dense, copieux et piégeux. Mais la « Team Yavbou » a largement les moyens de décrocher le Graal. On vous explique pourquoi.

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Parce qu’ils sont en pleine confiance

Vainqueur de la Ligue Mondiale et duchampionnat d’Europe en 2015, finalistes du premier tournoi de qualification olympique en 2016, les Bleus font désormais partie du gratin mondial. Pourtant, malgré ces performances, ils n’ont pas encore leur billet pour les Jeux. La faute à un règlement qui a évolué depuis peu.

« Il y a un an, ce n’était pas comme ça. Normalement, on devrait déjà être aux Jeux. Mais bon, c’est comme ça », lâche, fataliste, Laurent Tillie, le sélectionneur français. « C’est frustrant mais on connaissait les règles depuis le début », reconnaît Nicolas Maréchal, réceptionneur-attaquant de l’équipe.

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Reste qu’en dépoussiérant leur palmarès, les Bleus ont fait le plein de confiance ces derniers mois. S’il va vite falloir retrouver des automatismes, l’équipe de France s’avance confiante à Tokyo.

Parce qu’ils ne sont pas obligés de gagner le tournoi

Une chance sur deux. Voilà les probabilités de qualification aux Jeux pour les Français. Sur les huit équipes qui participent au tournoi japonais, les trois ou quatre premiers (si une équipe asiatique figure dans le top 4) iront à Rio.

Contrairement au premier tournoi de qualification perdue en finale contre les Russes à Berlin, cette fois-ci les Bleus ne sont pas obligés de finir premiers. « On a de grandes chances d’y être », avoue Nicolas Maréchal. « On n’est pas obligés de gagner mais on n’a pas l’habitude d’être favoris non plus », prévient quand même Benjamin Toniutti, le capitaine.

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Il n’empêche, au vu des adversaires proposés, la France a de grandes chances de finir dans les trois premiers. La Pologne, championne du monde en titre, l’Iran, septième de la Ligue mondiale en 2015 et l’Australie semblent être les adversaires les plus redoutables sur le papier.

Même si Laurent Tillie se méfie. « Le calendrier ne nous permet pas une montée en puissance progressive. On joue la Pologne dès le deuxième jour et on enchaîne avec l’Iran. Il faudra être prêt tout de suite », insiste le sélectionneur.

Parce qu’ils ne veulent pas faire retomber l’élan populaire

Plongée dans l’anonymat depuis plusieurs années, l’équipe de France de volley a retrouvé la lumière depuis quelques mois. Grâce à ses récentes performances, la team Yavbou est en train de dégager un vrai élan de sympathie au-delà du cercle du volley.

« En janvier, Il y a eu1,7 million de téléspectateurs lors de la finale du tournoi de qualification olympique perdue contre les Russes. C’est énorme pour nous », s’enthousiasme Antonin Rouzier, l’attaquant des Bleus.

Alors, pour ne pas faire retomber cette popularité naissante, les Bleus veulent finir le boulot pour arriver les dents longues à Rio. « Si on va aux Jeux, on ira pour faire une médaille. Il y a une phrase que je déteste, c’est celle de Pierre de Coubertin qui a dit que « l’important, c’est de participer ». Nous, si on va à Rio, c’est pour faire quelque chose », prévient Tillie.

Au vu de tant de promesses, ce serait bien dommage de tomber en rade cette semaine au Japon.