Écologie: Les Nordistes appelés à compter les marguerites

ENVIRONNEMENT Le conservatoire national botanique de Bailleul demande aux Nordistes de lui signaler la présence de marguerites...

Olivier Aballain

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Champ de marguerites
Champ de marguerites — Rémi François / CBNBL

Quatre millions de paires d’yeux appelés à la rescousse. Le conservatoire botanique national de Bailleul (Nord), vient de lancer une nouvelle campagne de recensement destinée au grand public.

Déjà très satisfait de son opération précédente de « sciences citoyennes » sur le gui («Gui est là ? »), l’établissement s’intéresse maintenant à la jolie marguerite des prés. « C’est un excellent marqueur pour repérer les prairies qui n’ont pas reçu de pesticides ni d’engrais. La marguerite n’aime aucun des deux », explique Thibault Pauwels, chargé de mission au conservatoire.

Des endroits rares et disséminés

Outre son marquage des prairies naturelles, la marguerite a un autre avantage : elle est très bien connue du grand public, qui n’a aucun mal à l’identifier. Une popularité que le Conservatoire entend exploiter pour recenser des endroits écologiquement intéressants, mais assez rares et disséminés dans la région : « Cela peut être un coin de prairie, un bord de route, autant d’endroits que nous ne pouvons pas recenser à nous seuls », explique Thibault Pauwels.

Une fois ces coins de nature bien répertoriés, le conservatoire entend aller y faire quelques explorations : « On peut y trouver des espèces rares, ou devenues rares à cause des pesticides, et travailler à leur préservation ».

Tout un programme, donc, auquel il est facile de participer en s’inscrivant sur le site www.margueriteestdanslepre.org. Une fois inscrit, on précise le lieu de sa découverte, on envoie une petite photo si possible, et hop, la science avance.

Les deux campagnes de repérage du gui (en hiver…) avaient rapporté 1.000 observations chacune. Cette fois, le Conservatoire espère un succès encore plus large, puisque l’enquête se fait pendant les beaux jours.