Hauts-de-France: Gigamic, des jeux de société qui cassent la baraque

LOISIRS Une pépite française du jeu de société est installée à Wimereux, au sud de Calais...

Olivier Aballain

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Stand Gigamic sur un salon du jeu
Stand Gigamic sur un salon du jeu — Gigamic

Certains de ses jeux se sont vendus à plus d’un million d’exemplaires. Gigamic, éditeur de jeux installé dans le Pas-de-Calais, à Wimereux, profite à plein de l’engouement des Français (et des Européens) pour les jeux de société.

Ce secteur d’activité a vu son chiffre d’affaires bondir de 11 % en 2015 en France, et l’éditeur nordiste figure parmi ses étoiles montantes.

Créé par trois frères dunkerquois en 1991, Gigamic a pratiquement quadruplé sa taille en dix ans pour atteindre 25 salariés, avec une croissance du chiffre de 20 % par an. L’éditeur lance trois nouveaux concepts ce printemps (Focus, Happy Party et Lift It), et s’apprête à décliner en version appli pour smartphone son succès historique, Quarto.

Le nez fin à l’étranger aussi

« Gigamic a beaucoup étendu sa gamme au-delà du jeu pour petits, constate Sébastien Lebrun, joueur invétéré à l'association Étoile du jeu. Et surtout tout est très soigné avec eux, les cartes et pièces en bois sont de bonne qualité, et les règles bien écrites ».

« On essaie d’être constants dans la qualité de ce que l’on propose aux boutiques qui nous font confiance, sans sortir forcément beaucoup de nouveaux jeux par an », détaille Mathilde Spriet, de Gigamic, qui vient d’éditer son propre jeu, Focus.

Les Nordistes ont aussi le nez fin pour repérer les jeux à potentiel, si besoin en les traduisant de l’étranger. Ainsi le « 6 Nimmt » allemand, devenu le « 6 qui prend », est littéralement en train de décoller en France. « On devrait atteindre les 100.000 boîtes vendues en 2016-2017 », estime Mathilde Spriet. Et ça va dans les deux sens : Environ la moitié du chiffre d’affaires est aujourd’hui réalisé à l’export. Objectif 2016: développer les ventes aux US.