Calais: Xavier Bertrand avait-il ses papiers pour entrer dans le port ?

INSOLITE D’après Nord Littoral, Xavier Bertrand n’a pas pu entrer dans le port de Calais faute d’avoir des papiers sur lui. Son cabinet dément…

G.D.

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Xavier Bertrand lors d'une visite du camp d'accueil pour les migrants Jules Ferry à Calais, en février 2016.
Xavier Bertrand lors d'une visite du camp d'accueil pour les migrants Jules Ferry à Calais, en février 2016. — SIPA

Qu’est-il arrivé à Xavier Bertrand lors de son passage à Calais ? Dimanche, Nord Littoral annonçait que le président de la région Hauts-de-France avait été refoulé du port ferry car il n’avait pas ses papiers d’identité sur lui. Selon le quotidien régional, il souhaitait se rendre en Angleterre dans la peau d’un chauffeur pour en savoir plus sur les difficultés que rencontrent les routiers au port de Calais.

Se rendre compte du calvaire des routiers

Le lendemain, ce lundi, le cabinet de Xavier Bertrand dément l’information : « Le président de Région n’avait aucunement l’intention de se rendre en Grande-Bretagne, donc il n’a pas pu se faire refouler… Et vous comprenez bien que Xavier Bertrand ne se promène pas sans son portefeuille, ses papiers et un peu d’argent… »

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D’après son cabinet, Xavier Bertrand voulait seulement se rendre compte du calvaire des chauffeurs routiers quand ils prennent le ferry à Calais. La semaine dernière, Xavier Bertrand en avait profité pour rencontrer des responsables portuaires et du tunnel, de même que des transporteurs pour évoquer les assauts réguliers des migrants qui perturbent le trafic marchandises.

Nord Littoral confirme toutefois que, d’après ses informations, le président a connu une difficulté quand on lui a demandé ses papiers, au premier contrôle du port de Calais.

> Mise à jour, mardi 17 mai 2016

Droit de réponse de Xavier Bertrand, président du conseil régional:

«Lundi 9 mai, vers 4h du matin, avec l'accord d'un transporteur, j'ai accompagné un chauffeur routier sur la rocade portuaire de Calais vers les zones de contrôles, sur la partie française du trajet, afin de mesurer concrètement les difficultés liées à la présence des migrants sur cette route. J'ai ensuite fait demi-tour, comme prévu, pour participer à une réunion sur les questions de sécurité, prévue à 5h au terminal portuaire.
Dans son édition de dimanche, le journal Nord Littoral, mentionnant ce déplacement, évoquait un épisode où il m'aurait été demandé de présenter mes papiers d'identité à un point de contrôle anglais. Ceci relève de la pure fiction : il n’a jamais été prévu ni envisagé que je franchisse ces points de contrôle, l’intérêt du déplacement étant précisément de mesurer concrètement l’ensemble des contraintes auxquelles sont soumis les chauffeurs avant les contrôles britanniques.»

Précision: 20 Minutes n'a jamais parlé d'un point de contrôle anglais dans son article et, dans son droit de réponse, le président de Région se garde bien d'affirmer qu'il avait ses papiers sur lui, ce jour-là, mais c'était sûrement le cas. Et la source de Nord Littoral a dû confondre.