Euro 2016: 700.000 supporters étrangers vont débarquer à Lille et Lens

FOOTBALL Les deux villes nordistes, où dix matchs vont se jouer, vont accueillir de nombreux supporters pendant la compétition...

François Launay
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Les supporters anglais en déplacement à Amsterdam pour le match amical Pays-Bas - Angleterre (2-2) du 12 août 2009.
Les supporters anglais en déplacement à Amsterdam pour le match amical Pays-Bas - Angleterre (2-2) du 12 août 2009. — R.van Lonkhuijsen/REUTERS

Plus qu’un mois à attendre avant le grand débarquement. Le 11 juin, le match Albanie-Suisse à Lens lancera l’Euro 2016 dans la région. Avec dix matchs au total, Lille et Lens, ville hôtes de la compétition, vont voir défiler de nombreux supporters.

Au total ce sont 700.000 visiteurs, avec ou sans billet, qui sont attendus au mois de juin avec d’énormes retombées économiques à la clé.

Allemands et Britanniques en force

Angleterre, Pays de Galles, Irlande et Allemagne. Quand ils ont vu le tirage au sort du premier tour de l’Euro 2016, restaurateurs et hôteliers de la région se sont frotté les mains.

« On a été très bien servi. Je pense qu’en termes de retombées économiques, la région a eu le meilleur tirage du premier tour. Les Britanniques et les Allemands sont à côté », s’enthousiasme Emmanuel Thébaux, président du club hôtelier de Lille.


90 à 95 % de remplissage dans les hôtels pour les gros matchs

Que ce soit pour Allemagne-Ukraine le 13 juin à Lille, Angleterre-Pays de Galles le 16 juin à Lens ou Irlande-Italie le 22 juin, les hôtels affichent quasiment complet à un mois de l’événement.

« On est entre 90 et 95 % de remplissage pour ces matchs-là », poursuit Emmanuel Thébaux. Avec un point d’orgue exceptionnel attendu pour le choc britannique entre Anglais et Gallois qui devrait voir débarquer au minimum 50.000 Britanniques. « C’est un truc de fou », résume l’hôtelier.

Les Suisses seront nombreux

Pour les autres nations, cela avance plus lentement même si les Suisses, qui joueront l’Albanie le 11 juin à Lens, et la France, le 19 juin à Lille, seront assez nombreux.

« On a beaucoup de demandes de leur part. Ils vont sans doute rester dans le secteur pendant une semaine. Par contre, on a peu de supporters albanais pour l’instant », annonce Marlène Virey de l’office de tourisme de Lens.

Pas d’Albanais, peu d’Italiens

Quant aux matchs République Tchéque-Turquie et Russie-Slovaquie, ils ne semblent pas déplacer les foules pour l’instant. Petite surprise : les Italiens, qui affronteront l’Irlande le 22 juin à Lille, ne se pressent pas non plus.

« Mais les gens s’y prennent beaucoup à la dernière minute. Ça va être une vraie fête. Franchement je suis optimiste », assure Philippe Hourdain, président de la chambre de commerce et d’industrie de Lille.

220 millions d'euros de retombées économiques attendus

Il faut dire le secteur économique régional s’attend à un mois de juin exceptionnel et jamais vu. A titre d’exemple, l’Euro de basket que Lille a accueilli pendant une semaine en septembre dernier avait généré 12 millions d’euros de retombées. Mais avec l’Euro, ce sera au moins dix à quinze fois plus.

« Des études ont été faites et on attend 220 millions d’euros de retombées économiques dans la région, dont 150 à Lille. C’est considérable et c’est du jamais vu. Il faut dire que le foot est ultra-porteur, bien plus que le basket. Tout le monde y investit », explique Philippe Hourdain. L’Euro ne sera pas qu’une fête sportive…