Nord : Visite surprise d'un abattoir Bigard par une commission d'enquête

AGRICULTURE Des parlementaires ont débarqué, lundi matin, dans l'abattoir de Feignies pour s'assurer que le traitement réservé aux bêtes était correct...

Cyprien Tellier

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Un abattoir à bovins dans l'Ouest de la France (illustration).
Un abattoir à bovins dans l'Ouest de la France (illustration). — GILE MICHEL/SIPA

Surprise, surprise. Ce lundi, au petit matin, l’abattoir Bigard de Feignies, près de Maubeuge, a reçu la visite inopinée d’une commission d’enquête composée de parlementaires. Membre de cette commission, le député du Nord, Thierry Lazaro (LR), assure que « rien d’anormal n’a été signalé ».

Une visite vraiment surprise

Suite à la demande des éleveurs et la mise en ligne par l’association L214 de vidéos dénonçant la maltraitance animale dans les abattoirs de France, l’Assemblée Nationale a validé la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la situation dans les abattoirs le 22 mars.

C’est dans ce cadre que l’abattoir de Feignies, comme d’autres avant lui, a été passé au crible par les parlementaires. « C’était une visite surprise qui a suscité un certain émoi. Mais c’était le but, explique Thierry Lazarro. Ces contrôles sont plus utiles quand nous ne prévenons pas », assure-t-il.

« L’idée, c’est quand même de ne pas les faire souffrir »

« Nous sommes arrivés vers 4h30 du matin, ça nous a permis de voir la préparation et la mise en place des bestiaux », poursuit le député Nord. Le directeur du site n’est arrivé sur place qu’une heure après le débarquement des élus. « C’est un professionnel et l’organisation de son abattoir témoigne d’une vraie maîtrise du sujet », selon Thierry Lazarro.

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Pendant deux heures, les membres de la commission ont pu visiter les lieux et assister à l’abattage des bovins. « Il n’y a rien eu d’anormal, les structures étaient adaptées et réfléchies. Du début à la fin, les bêtes ont été bien traitées. L’idée, c’est quand même de ne pas les faire souffrir », raconte Thierry Lazaro.

L’abattoir de Feignies ne sera pas le dernier à devoir ouvrir ses portes aux parlementaires : « Des visites sous la même forme sont déjà prévues pour les semaines à venir », prévient le député Nord.