Justice : L'ex-président du VAFC Michel Coencas, est incarcéré

JUSTICE Michel Coencas, ancien président du club de football de Valenciennes, a été mis en examen et incarcéré pour blanchiment…

Cyprien Tellier

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Michel Coencas en 2006, lors d'un procès pour escroquerie
Michel Coencas en 2006, lors d'un procès pour escroquerie — J. Demarthon / AFP

Son passage à Valenciennes n’a pas laissé un souvenir impérissable. Ce n’est apparemment pas mieux sur la Côte d’Azur, pour Michel Coencas. L’homme d’affaires, ancien président du club de foot de Valenciennes (VAFC), vient d’être mis en examen pour blanchiment et placé en détention provisoire, dans le cadre de l’enquête sur les conditions de revente d’un domaine viticole dans le Var.

Condamné pour escroquerie en 2006

Michel Coencas, baptisé « roi des ferrailleurs » après avoir réussi à revendre 1,6 milliards de francs (244 millions d’euros) son groupe de fonderie en 1999, est cette fois soupçonné « d’avoir dissimulé une partie des fonds qui lui sont revenus » après la vente d’un domaine viticole varois en 2006.

Selon le quotidien Nice-Matin, l’homme d’affaires avait vendu son vignoble à une société du Luxembourg et aurait dissimulé, au cours de cette transaction, la somme de 15 millions d’euros. « C’est une affaire ancienne qui ne nécessitait pas l’incarcération » a déploré Me Mattei.

Ce n’est pas le premier passage de l’homme d’affaires au tribunal : Michel Coencas avait été condamné, en 2006, à deux ans de prison (dont 18 fermes) pour « escroquerie » après la revente jugée frauduleuse de l’une de ses sociétés à un homme de paille.

« Il n’y connaissait rien » au foot

Les Nordistes se souviennent surtout de lui en tant qu’ancien président du club de football de Valenciennes au moment du scandale OM-VA en 1993. Ami de Bernard Tapie et de son avocat Jean-Louis Borloo, il a dirigé le club nordiste de 1992 à 1995.

Dans son ouvrage sur le centenaire du VAFC, notre journaliste François Launay avait rapporté l’opinion pour le moins mitigée de Michel Pageaud, le gardien de but du club à l’époque, sur son patron : « Nîmes ouvre le score et notre président se lève du banc de touche, tout heureux. Il croyait que VA jouait en rouge (…) Il n’y connaissait rien ». Il a tout de même, par la suite, encore dirigé les clubs de Nîmes et du Servette de Genève, de 2001 à 2003.