Gare d'Amiens: Le vigile qui a tabassé un marginal a été interpellé

FAITS DIVERS La justice s’est saisie de l’enquête sur les violences qu'auraient commises un agent de sécurité en gare d’Amiens après la diffusion d'une vidéo…

Olivier Aballain

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Un agent de sécurité tabasse un homme dans une gare.
Un agent de sécurité tabasse un homme dans une gare. — Facebook

Après l’émoi des internautes, l’enquête judiciaire. Le parquet d’Amiens a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « violences volontaires », à la suite de l’agression d’un marginal par un vigile en gare d’Amiens. L'auteur des violences, âgé de 37 ans, a été interpellé et placé en garde à vue ce mercredi 4 mai. La vidéo, tournée le 2 mai par un témoin des violences, a été vue plus de 2 millions de fois en 48h.

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On y voit l’agent de « sécurité » de la gare, employé d’un prestataire de la SNCF, porter plusieurs coups de pied à sa victime pendant 10 longues secondes de violences, avant d’être interrompu par un témoin. Les faits ont été commis vers 7h du matin lundi.

Un « marginal qui a ses habitudes » dans la gare

Dans un premier temps, la SNCF avait expliqué au Courrier Picard que la victime était un « habitué des lieux » qui « [importunait] régulièrement les voyageurs », tout en dénonçant le comportement « inacceptable » de « cet agent d’une société privée ».

Réaction de la SNCF à la vidéo de l'agression d'un marginal postée sur Instagram
Réaction de la SNCF à la vidéo de l'agression d'un marginal postée sur Instagram - Instagram

L’homme frappé, âgé d’une cinquantaine d’années, est décrit par l’AFP comme un « marginal qui a ses habitudes à la gare ». « C’est quelqu’un de souriant. Je ne l’ai jamais vu agresser une autre personne », a témoigné l’auteur de la vidéo, habitué des lieux. « Il n’avait pas l’air alcoolisé », a-t-il ajouté.

On ne connaît pas l’état de santé de la victime de l’agression, qui n’avait pas encore porté plainte mardi.

Néanmoins, dans une nouvelle déclaration à la presse, mardi soir, un représentant de la SNCF en Picardie dénonçait sans ambiguïté l’attitude « intolérable » de l’agent de son prestataire CGS, précisant que l’auteur des violences avait été suspendu par son employeur (CGS) à titre conservatoire. « Nous avons demandé qu’il ne travaille plus ici ».

La SNCF a indiqué par ailleurs qu’elle allait saisir le conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), un établissement du ministère de l’Intérieur qui réglemente la profession des agents de sécurité privée. Le CNAPS peut infliger des amendes aux entreprises et aux salariés ne respectant pas la déontologie, ainsi qu’une interdiction d’exercer allant jusqu’à 5 ans