Lille: Jeudi, une (fausse) bombe va exploser au milieu de la foule au stade Pierre-Mauroy

SÉCURITÉ Dans une opération de grande envergure, les forces de sécurité et de secours vont tester leur réactivité en cas d’attaque terroriste pendant l’Euro 2016…

Mikael Libert

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Le stade Pierre-Mauroy à Lille.
Le stade Pierre-Mauroy à Lille. — M.Libert/20 Minutes

Prévoir l’imprévisible. A quelques semaines du début de l’Euro 2016 de football, l’ensemble des forces de sécurité et de secours vont tester leurs procédures et leur coordination au cours d’un exercice grandeur nature, jeudi, au stade Pierre-Mauroy, à Villeneuve d’Ascq.

Explosion, produit chimique et bagarre

Du scénario catastrophe, ne sont connues que les grandes lignes : une explosion survient dans les tribunes remplies du stade Pierre-Mauroy, occasionnant un mouvement de foule. Suite à la déflagration, un dégagement de produit chimique est observé et des heurts éclatent parmi les supporters… « Il y aura 550 acteurs opérationnels et 450 figurants qui vont participer à cet exercice zonal et départemental NRBC-E Euro 2016 », explique Jean-François Cordet, le préfet de la région Hauts-de-France. NRBC-E pour Nucléaire, radiologique, bactériologique, chimique et explosive.

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Le but principal de cet exercice est de tester le dispositif sécuritaire qui sera mis en place entre le 12 juin et le 1er juillet dans et autour des stades de la région qui vont accueillir des matches de l’Euro. « Plusieurs exercices de ce type ont déjà été réalisés depuis 2014. Mais le scénario de celui-ci a été modifié pour prendre en compte les récents événements du Thalys et de Bruxelles », poursuit le préfet. Nous n’en saurons pas plus sur le contenu de l’exercice.

Des renforts de partout

Mais une chose est certaine, il y aura beaucoup de bleu, de vert et de noir à Lille et à Lens pendant ce pic d’activité footballistique. Les effectifs de police et de gendarmerie locaux, seront appuyés les jours de match, par huit unités mobiles (environ 680 personnes en plus). A cela il faut ajouter un renforcement des patrouilles de militaires « Vigipirate » et pas moins d’un millier d’agents de sécurité privée. « Ces personnels seront répartis entre les centres-villes, les stades et les fans zones », assure le préfet.

Mais la préfecture à d’autres atouts dans sa manche. Comme pour la braderie, de la vidéosurveillance mobile sera implantée dans les zones sensibles. Les services de déminage ont été rapatriés sur place pour éviter les délais d’intervention et les policiers ont touché leurs nouveaux fusils d’assaut. Et, pour ne pas ajouter de risque aux risques, « il pourra y avoir, au cas par cas, des interdictions de manifester », prévient Jean-François Cordet.