Calais: Les habitants veulent garder tous leurs CRS

SÉCURITÉ Après les attentats de Bruxelles, l’une des dix compagnies de CRS stationnée à Calais a été redéployée à la frontière franco-belge…

Olivier Aballain

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Calais, le 3 mars 2016. Quatrième jour du démantèlement de la zone sud du camp de migrants de la Lande, dit la "jungle".
Calais, le 3 mars 2016. Quatrième jour du démantèlement de la zone sud du camp de migrants de la Lande, dit la "jungle". — M.Libert/20 Minutes

Touche pas à mes CRS. Selon RTL, l’une des dix compagnies républicaines de sécurité affectées à Calais a été transférée à la frontière franco-belge, dans la foulée des attentats de Bruxelles.

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Le ministère de l’Intérieur avait annoncé, dès le 22 mars, un renfort de 1.600 hommes pour sécuriser les ports, aéroports et autres points de passage, à la suite des attaques terroristes de Zaventem et du métro de Bruxelles.

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Le préfet du Nord avait lui même parlé de 1.500 personnes déployées en plus des effectifs habituellement affectés à ces points névralgiques du territoire.

Des effectifs mobiles, par définition

Les Calaisiens auraient ainsi vu partir 70 CRS vers la frontière, au grand dam de certains riverains du campement de migrants. La ville portuaire, où stationnent encore 3.500 migrants, selon une estimation basse, avait vu ses effectifs de sécurité progressivement renforcés au fil des mois.

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« Là on respire et on dort bien. Ça serait vraiment une grosse bêtise de l’État, de les retirer », s’inquiète une Calaisienne interrogée par RTL.

Mais l’État pare au plus pressé. À l’automne, des renforts de CRS un temps annoncés à Lille avaient d’ailleurs rapidement dû rejoindre le littoral calaisien. « Ce sont des compagnies mobiles, il est normal de les voir bouger d’un point chaud à l’autre », avait, à l’époque, confié à 20 Minutes un responsable de la sécurité publique.