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FAITS DIVERSTrois anti-pubs en garde à vue à Lille

Lille: Le pape de la «Très Sainte Consommation» en garde à vue

FAITS DIVERS
Trois «Déboulonneurs de pub» ont été interpellés et placés en garde à vue à Lille le soir du 24 mars, veille de la journée mondiale contre la publicité...
Olivier Aballain

Olivier Aballain

En général, leurs barbouillages ne les conduisent pas au poste. Mais cette fois, trois «Déboulonneurs de pub » ont été placés en garde à vue, jeudi 24 mars au soir, après une action coup de poing contre des panneaux publicitaires.

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Dans un communiqué, les croisés de l’anti-pub disent avoir été interpellés vers 20h15, soit un peu plus d’une heure après le début de leur 85e action visant à réduire la place du marketing dans l’espace public.

« Pub = Violence »

Selon la Voix du Nord, une trentaine d’activistes s’étaient mobilisés (40 selon les Déboulonneurs). Parmi les trois interpellés figure Alexandre Di Giuseppe, le « Pasteur » de l’Église de la Très Sainte Consommation, qui s’est fait remarquer en 2014 en récoltant 3,5 % des voix sur sa liste, aux élections municipales à Lille.

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Sur le compte twitter du groupe de « Résistance à l’agression publicitaire », on apprend que les activistes ont maquillé 70 publicités jeudi soir. Les panneaux ont notamment été recouverts d’inscriptions telles que « Lille ville sans pub » ou « Pub = Violence ».

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L’action s’est déroulée à la veille de la journée mondiale contre la publicité, proclamée ce 25 mars.

En juillet, deux militants des déboulonneurs de pub, dont Alessandro Di Giuseppe, avaient été relaxés des poursuites engagées après une action similaire à Lille. Contre l’avis du procureur, le tribunal avait constaté l’absence de préjudice, aucune victime ne s’étant fait connaître.

Mais il semblerait que, cette fois, les activistes aient volontairement employé des produits plus difficilement effaçables pour dégrader réellement certains panneaux.

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Ils souhaitent notamment faire reconnaître « l’état de nécessité » dans lequel se trouvent les défenseurs de la « liberté de ne pas recevoir des messages publicitaires sans consentement ». L’argument a déjà fait mouche le 25 mars 2013, auprès du tribunal correctionnel de Paris. Il y a trois ans, jour pour jour.

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