Attentats à Bruxelles: Les contrôles s'intensifient à la frontière franco-belge

TERRORISME Après les attentats qui ont endeuillé Bruxelles, mardi, les polices belge et française ont intensifié les contrôles à différents endroits de la frontière…

Mikael Libert

— 

Contrôles franco-belges à la frontière.
Contrôles franco-belges à la frontière. — M.Libert/20 Minutes

La frontière est sous haute surveillance. Depuis mardi, les points de passage entre la France et la Belgique font l’objet d’une attention particulière de la part des forces de l’ordre des deux pays. Les contrôles, toujours en vigueur suite à la COP 21 et aux attaques terroristes à Paris, ont été renforcés après les attentats meurtriers de Bruxelles, mardi.

Jeudi matin, les automobilistes qui ont eu l’idée de traverser la frontière entre Neuville-en-Ferrain, en France, et Mouscron, en Belgique, devaient prendre leur mal en patience. De part et d’autre de la ligne invisible qui sépare les deux pays, de nombreux policiers scrutent chaque voiture et en arrêtent certaines.

Des policiers plutôt calmes

Les fonctionnaires français se chargent des véhicules entrant en France et les Belges s’occupent du flux inverse. Dans les deux camps, gilets pare-balles et armes lourdes. Pourtant, sans être détendue, l’atmosphère n’est pas lourde. Policiers, automobilistes et piétons échangent volontiers des sourires et parfois même des plaisanteries. « Ce n’est pas la peine de contrôler le coffre de votre véhicule », lance en riant un policier belge à un cycliste.

>> Suivez notre direct sur l'enquête des attentats à Bruxelles

« Les gens comprennent ce que nous faisons et se prêtent aux contrôles sans rechigner », explique l’inspectrice principale Magalie Delannoy, responsable de l’unité Belge. Même son de cloche côté français.

Une Audi S4 noire

Soudain, les policiers belges s’agitent. Une Audi S4 noire arrive vers eux. Il s’agit du même modèle de voiture que celle recherchée après avoir déposé au moins un des terroristes à l’aéroport de Bruxelles, mardi. Fermement, mais sans mettre en joue le chauffeur, les officiers ordonnent à la voiture de s’arrêter. Les papiers du conducteur et de la voiture sont vérifiés : tout est en règle.

« Nous avons des moyens informatiques mobiles pour effectuer toutes les vérifications nécessaires, déclare Patricio Martin, directeur zonal de la Police aux frontières (PAF). Véhicules volés, personnes fichées ''S'', on sait tout de suite à quoi on a affaire ».

Le directeur explique aussi que les 14 principaux points de passage sont tenus par ses services et que des contrôles ponctuels sont effectués aux autres. « Juridiquement, on peut contrôler tout le monde. Mais en pratique, ce n’est pas possible », concède-t-il.