Métropole lilloise: Le problème des enseignants non remplacés bientôt réglé?

ENSEIGNEMENT Dans de nombreuses écoles de la métropole, le manque d’enseignants remplaçants pose de gros problèmes d’organisation. Bien consciente de cela, l’académie va recruter des contractuels pour boucher les trous…

Mikael Libert

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Le non-remplacement des enseignants est un vrai problème (illustration).
Le non-remplacement des enseignants est un vrai problème (illustration). — M.Libert/20 Minutes

Dans la métropole lilloise, de nombreuses écoles primaires et maternelles sont confrontées à un problème de taille : la difficulté de trouver des remplaçants aux enseignants absents. Si la saison se prête particulièrement aux arrêts maladie, il est aussi acquis que la situation reste tendue tout au long de l’année.

« Certains enfants sont assis par terre »

Samedi, les parents d’élèves de plusieurs écoles d’Hellemmes, près de Lille, sont descendus dans la rue pour protester contre le non-remplacement des enseignants malades. « C’est un problème qui ne date pas d’hier, déplore Cécile Renaut, porte-parole de l’association de parents d’élèves des écoles Sévigné-Berthelot et Jenner. En primaire, les classes des enseignants absents sont réparties dans les autres qui se retrouvent en sureffectif au point que certains enfants sont assis par terre », fulmine-t-elle.

Une situation que connaît aussi Nicole Taquet, directrice de l’école Bara-Cabanis à Fives : « L’organisation sans remplaçants est devenue une routine, une fatalité, lâche-t-elle. Lorsqu’il y a un enseignant malade, je n’appelle même plus l’académie pour demander un remplaçant ». Son établissement, situé en zone prioritaire, n’est pourtant pas le plus à plaindre : « Récemment, une classe est restée une semaine sans professeur, mais c’est assez rare ».

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« L’absentéisme pour maladie, on n’y peut rien. Mais il y a aussi un gros souci d’anticipation de la part du rectorat pour des périodes sensibles comme l’hiver », explique Tabia Maynou, présidente de la fédération de parents d’élèves FCPE. Dans certaines écoles maternelles, les parents sont même sollicités pour garder leurs enfants chez eux en cas d’absence d’un enseignant.

Quarante remplaçants en recrutement

A l’académie on reconnaît le problème : « Nous sommes en train de recruter 40 contractuels pour répondre à nos besoins de remplacement, assure Guy Charlot, directeur académique. Vingt-trois ont été reçus et seront dans les classes dès mardi ». Selon le directeur, ces effectifs sont suffisants pour remédier aux besoins de remplaçants dans le Nord jusqu’à fin juin. Pas sûr pour Cécile Renaut, qui estime à deux ou trois le nombre de remplaçants nécessaires pour la seule école Sévigné-Berthelot.