Nord-Pas-de-Calais-Picardie: «Hauts-de-France», nouveau nom de la région (comme prévu)

RÉFORME TERRITORIALE Les conseillers régionaux se réunissaient ce lundi 14 mars pour trancher entre Terres du Nord, Nord de France et Hauts-de-France...

Olivier Aballain

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L'hémicycle du conseil régional Nord-Pas-de-Calais-Picardie
L'hémicycle du conseil régional Nord-Pas-de-Calais-Picardie — M. Libert / 20 Minutes

Pas de jaloux. Le vice-président Gérald Darmanin l’avait tweeté avant l’annonce officielle, c’est bien « Hauts-de-France » qui a été choisi comme nom de la grande région regroupant le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie.

Les conseillers régionaux se réunissaient ce lundi 14 mars pour trancher entre Terres du Nord, Nord de France et Hauts-de-France. La « short-list », censément issue des réflexions des lycéens de la grande région, avait été annoncée le 5 mars.

Politiquement correct

Nombreux sont ceux (dont 20 Minutes, Nord Littoral) qui avaient fait de Hauts-de-France le grand favori, notamment parce que c’est la seule appellation qui ne cite pas le Nord…

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« Hauts-de-France » a ainsi l’avantage de ne pas privilégier un territoire en particulier, alors que certains citoyens picards, à l’instar de Barbara Pompili, regrettent la disparition programmée du nom de leur région. « La Picardie c’est une langue, une histoire, je trouve dommage que cela disparaisse », a réagi la secrétaire d’État auprès de 20 Minutes.

Brigitte Fouré, vice-présidente picarde, estime donc que « tout le monde se retrouve » dans les Hauts-de-France, alors qu’elle aurait « mal vécu qu’on trouve un nom dans lequel on trouve le mot Nord, et pas Picardie ».

Le groupe Front National, par la voix de Paul-Henry Hansen-Cotta, regrette le choix d’une appellation qui n’est appuyée ni « par le sang », ni « par le sens ».

Les habitants, des Hautistes ?

Il reste de toute façon une (grosse) question posée aux 5.987.000 habitants de la grande région : Comment s’appelleront-ils ? Les Nord-Pas-de-Calaisiens sont déjà assez habitués à l’absence de gentilé évident, mais pas les Picards…

« Ce sera l’usage de chacun, on doit laisser cette liberté aux habitants. Certains s’appelleront Ch’tis, moi je resterai Picard », conclut Xavier Bertrand, le président (LR) de l’assemblée dite des « Hauts-de-France ».

Le choix du nouveau nom doit être validé d'ici au 1er octobre par le conseil d'État.