Pollution: Pompili donne la priorité aux «réparations en nature»

POLITIQUE Barbara Pompili présentera le projet de loi biodiversité à l'Assemblée Nationale le 15 mars...

Olivier Aballain
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Barbara Pompili, secrétaire d'État à la Biodiversité.
Barbara Pompili, secrétaire d'État à la Biodiversité. — CHAMUSSY/SIPA

Barbara Pompili a été tout de suite plongée dans le bain. La secrétaire d’État (Écologistes !) à la Biodiversité, nommée le 11 février, présentera le 15 mars à l’Assemblée le texte qui porte le nom de son portefeuille. Son objectif : Faire de la loi Biodiversité une réalité, près de deux ans après le dépôt du projet de loi.

Comment avez-vous abordé cette loi, qui a déjà une longue histoire au Parlement ?

C’est évidemment un sujet auquel je suis très attachée. Je pense que c’est une bonne idée de faire appel à une écologiste pour faire de l’écologie. J’y ai travaillé quasiment nuit et jour pendant un mois. Cette loi instaurera un principe très important, qui veut que l’on fasse tout pour éviter un préjudice environnemental, pour le réduire s’il est inévitable, et qu’on le compense en dernier recours.

Barbara Pompili au gouvernement est-elle différente de Barbara Pompili députée ?

Je garde mes idées, mais je n’ai pas à m’exprimer sur les sujets qui ne sont pas de mon ressort. Sur le projet de loi, le principe de la discussion est de trouver des compromis. La diversité, ce n’est pas de mettre la nature sous cloche. Ceci dit, j’ai eu la chance de recevoir tout de suite le soutien de Ségolène Royal [sa ministre de tutelle], sur des sujets pour lesquels il n’est pas facile d’avoir un arbitrage favorable.

Avez-vous trouvé une solution sur le principe pollueur-payeur, qui avait fait l’objet d’un amendement controversé ?

Je crois que nous avons trouvé un compromis équilibré. L’amendement initial [qui instaurait le principe pollueur-payeur, tout en le limitant en cas d’autorisation administrative] avait été simplement mal écrit, je crois.

Il est important d’inscrire dans le code civil le principe de la réparation d’un préjudice environnemental. Mais il faut que cette réparation se fasse prioritairement en nature, et que l’on n’envisage le dédommagement financier qu’en dernier recours, pour financer des actions liées avec le préjudice sur le terrain.