Calais: Les militants pro-Piquemal prêts à braver l'interdiction

POLICE La préfecture du Pas-de-Calais est sur le point d'interdire le rassemblement organisé le 20 février par des soutiens de Christian Piquemal...

Olivier Aballain

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L'ancien General Christian Piquemal, à la manifestation Pegida de Calais le 6 février
L'ancien General Christian Piquemal, à la manifestation Pegida de Calais le 6 février — Michel Spingler/AP/SIPA

Ils comptent braver la menace d'interdiction brandie par la préfecture. Les anciens militaires et autres soutiens de l'ancien général Christian Piquemal, qui souhaitent se rassembler à Calais le 20 février, ne seront pas les bienvenus.

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A trois jours du rendez-vous, la préfecture du Pas-de-Calais a indiqué, le 17 février, qu’un « processus d’interdiction  » était en cours. « Des éléments tangibles démontrent que ce rassemblement présente le risque de générer des affrontements entre la mouvance ultra droite et la mouvance ultra gauche à Calais ».

Soutien à Christian Piquemal et aux Calaisiens

L'argumentaire est vigoureusement combattu par Willy Destierdt, l'ancien para à l'origine de l'appel. «Je ne suis pas un facho, ce ne sera pas une manifestation anti-migrants» prévient l'homme, qui passe une partie de ses journées à traquer et effacer les messages haineux ou trop politiques postés sur sa page Facebook.

L’un des organisateurs précise qu’une mise au point a d'ailleurs eu lieu avec le collectif « Sauvons Calais », afin que ceux qui entendent venir le 20 février n’apportent « pas de signe à provenance racial, pas de geste, pas de banderoles, pas de slogans provocateurs ou a caractère racial. »

«Nous voulons déposer une gerbe devant une stèle en hommage aux résistants fusillés à Calais, et lire un court texe de soutien à Christian Piquemal (l'ancien général arrêté à la mniafestation Pegida du 6 février)», explique Willy Destierdt. La suite serait une mobilisation «pour demander à l'Europe et à l'Angleterre de prendre en considération la situation des Calaisiens, en ne laissant pas les migrants stationner à Calais».
 

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Or la préfecture du Pas-de-Calais a visiblement été échaudée par les événements du 6 février. « Des troubles à l’ordre public avaient été enregistrés, nécessitant l’intervention des forces de police à plusieurs reprises », rappellent les autorités.

Répondant aux organisateurs du rassemblement du 20 février, la maire de Calais Natacha Bouchart (LR) avait déjà indiqué qu’elle ne pourrait pas donner une suite favorable à leur demande de mise à disposition du stade du souvenir.

«Ce sont eux les fachos, qui interdisent aux citoyens de se réunir», fulmine Willy Destierdt. La préfecture précise que les organisateurs ont été invités à présenter leurs «observations orales ou écrites» avant l'interdiction définitive. «Quoi qu'il arrive, nous serons présents samedi», prévient l'ancien para, qui rejoint Calais ce jeudi.

MAJ 19h: Ajout des déclarations de Willy Destierdt