Nord: Mise en examen de sept hommes pour l'agression de migrants

FAITS DIVERS Ils sont soupçonnés d'avoir agressé des migrants dans un camp à Loon-Plage, près de Dunkerque...

Mikaël Libert

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Loon-Plage, près de Dunkerque, dans le Nord
Loon-Plage, près de Dunkerque, dans le Nord — IDE

Sept hommes soupçonnés d'avoir agressé cinq migrants dans la nuit de mercredi à jeudi à Loon-plage (Nord) ont été mis en examen et placés en détention provisoire, a annoncé vendredi soir le parquet de Dunkerque. Ils avaient été interpellés dans la nuit de mercredi à jeudi par des officiers de la police judiciaire Coquelles, a-t-on appris après du parquet de Dunkerque, confirmant une information de RTL.

Ils ont été mis en examen des chefs de «violences volontaires n'ayant pas entraîné d'incapacité totale de travail commises en réunion» et de «participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes», a indiqué le substitut du procureur de la République de Dunkerque, Marie Grollemund.

Avec des barres de fer

L’opération de police pour les arrêter s’est déroulée à Loon-Plage, près de Dunkerque, dans le Nord. Des fonctionnaires de la police judiciaire ont appréhendé sept personnes âgées entre 25 et 44 ans dont la plupart sont originaires de Calais. Les agents n’étaient pas là par hasard, ils avaient repéré les individus un peu avant. « Lorsque les policiers ont aperçu des migrants en train de courir, ils sont allés voir, explique Eric Fouard, le procureur de Dunkerque. Ce sont les migrants qui leur ont dit avoir été agressés par des individus porteurs de barres de fer ».

Ils n'étaient pas là par hasard

« C’est la première fois qu’une telle chose se produit ici, poursuit le procureur. Il est trop tôt dans l’enquête pour parler de gang ». En revanche, il précise que « vu la configuration des lieux, il y a assez peu de chance qu’ils (les mis en cause) soient là par hasard, il pourrait y avoir préméditation ».

Les suspects sont actuellement en garde à vue. Certains ont un casier judiciaire, mais « rien en rapport avec les faits qui leur sont reprochés ici », affirme Eric Fouard. On ne sait pas non plus s’ils appartiennent à une quelconque mouvance d’extrême droite.

Si le parquet de Dunkerque est saisi de cette seule affaire, le procureur Eric Fouard s’est néanmoins rapproché de son homologue de Boulogne-sur-Mer, déjà en charge d’une enquête « qui ressemble » au dossier de Loon-Plage. « Nous nous sommes effectivement rapprochés mais les dossiers ne sont pas encore liés », précise Eric Fouard.