VIDEO. Pas-de-Calais: Opération déminage sur le littoral, un plongeur raconte

SECURITE Des explosifs de la Seconde Guerre mondiale, découverts début janvier, doivent être détruits mercredi, à Merlimont...  

Gilles Durand

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Illustration de déminage maritime (Archives).
Illustration de déminage maritime (Archives). — B. Planchais/ Marine nationale

La mer va gronder mercredi, du côté de Merlimont. Après avoir essuyé la tempête, ce lundi, le littoral va connaître une grosse opération de déminage au sud de Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais. Une intervention classique dans le secteur, mais cette fois, il s’agit notamment de désamorcer une mine marine très rare sur nos côtes.

Des plongeurs-démineurs venus de Cherbourg

La Marine nationale et un groupe de plongeurs-démineurs basé à Cherbourg doivent participer, mercredi, à la destruction de trois blocs anti-débarquement et un flotteur de mine à orin, découverts le 7 janvier sur la plage de Merlimont.

Cette neutralisation de munitions datant de la Seconde Guerre mondiale est prévue dans la matinée. Un périmètre de sécurité de 1,5 km sera établi, au sein duquel la circulation des véhicules et des piétons sera interdite.

Une opération très rare

« Cela fait une trentaine d’années qu’on n’avait pas retrouvé ce genre de mine sur les côtes nordistes. La dernière découverte date de 2006 à côté de Deauville », explique la préfecture maritime. Les flotteurs de mine à orin avaient été installés à faible profondeur pour empêcher tout débarquement.

"Après guerre, une vaste opération avait permis de détruire la quasi-totalité, mais celle-là a dû passer à travers les mailles du filet", raconte le chef de mission des plongeurs-démineurs. L’intervention est très délicate. "La mine se présente comme un ballon de foot avec une charge explosive à l’intérieur. Il faut y mettre les mains pour sortir cette charge. Ensuite, on fait exploser la mine, mais on évite ainsi les projections d’éclats provoquées par la charge interne."

Fissurer les blocs

Quant aux blocs anti-débarquement, il s’agit blocs en béton enfouis sous le sable. « Le plus difficile, c’est de les extraire du sable, note le plogeur-démineur. Ils pèsent une tonne et font 0,5 m3. Il existe un risque de trouver des munitions à l’intérieur. Il faut donc prendre toutes les précautions nécessaires pour fissurer ces blocs. »

 


Déminage sur la plage de Neufchatel - Hartelot par Marine-Nationale