Nord: Il frappe à mort son bébé de 6 mois pour continuer de jouer à la console

FAITS DIVERS A Denain, un nourrisson est mort après avoir été frappé par le concubin de sa mère, laquelle aurait tenté de dissimuler les faits…

Mikael Libert avec AFP

— 

La ville de Denain, près de Valenciennes, dans le Nord.
La ville de Denain, près de Valenciennes, dans le Nord. — Google Maps

Un couple habitant Denain, près de Valenciennes a été placé en garde à vue ce lundi après la mort, samedi, d’un bébé de sept mois. Selon la Voix du Nord, le concubin de la mère, qui affirme être le père de la victime selon l’AFP, aurait reconnu avoir porté des coups à l’enfant.

La version de la mère rapidement écartée

Dans la nuit de vendredi à samedi, les pompiers sont appelés par une Denaisienne de 24 ans pour secourir son bébé mal en point. La mère avait expliqué que le nourrisson avait été blessé par le chien de la famille qui lui avait sauté dessus. Pris en charge au CHRU de Lille, le petit garçon, né fin juillet 2015, était mort dans la nuit. L’autopsie du corps de l’enfant décédé invalide cette version selon le procureur : la mort est la conséquence de coups portés au niveau du foie et des testicules.

La mère et son concubin, âgé de 25 ans, ont été placés en garde à vue lundi. L’homme, qui affirme être le père de l’enfant, a reconnu avoir porté trois coups de poing au thorax de l’enfant, selon le parquet qui a ouvert une procédure pour meurtre. Le suspect est connu de la justice, mais n’a jamais été condamné pour violence.

Il reconnaît avoir porté des coups

Selon le parquet de Valenciennes, le concubin a reconnu, lors de son audition, avoir donné trois coups de poing au bébé. Il a expliqué aux enquêteurs que la mère de l’enfant était partie du domicile la nuit du drame pour aller chercher des cigarettes auprès de son ex-concubin. Et, alors qu’il était seul avec l’enfant et qu’il jouait à la console, le nourrisson s’était mis à pleurer. Énervé par ces pleurs, il l’aurait alors frappé.

Lorsque la mère est revenue au domicile, il lui aurait alors affirmé que le chien avait sauté sur l’enfant, ce qu’elle avait cru. Les gardes à vue ont été prolongées mardi.