Nord: Une houleuse première séance au Conseil régional

POLITIQUE La première séance plénière du Conseil régional sous la présidence de Xavier Bertrand a été (très) longue et un peu mouvementée…  

M.L. avec AFP

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Xavier Bertrand dans l'hémicycle du conseil régional du Nord-pas-de-Calais-Picardie.
Xavier Bertrand dans l'hémicycle du conseil régional du Nord-pas-de-Calais-Picardie. — D.Charlet/POOL/AFP/SIPA

Passes d’armes au conseil régional. Jeudi, se tenait la première séance plénière du conseil régional de Nord-Pas-de-Calais-Picardie sous la présidence de Xavier Bertrand (LR). Une plénière qui aura duré près de 13 heures, notamment en raison des multiples suspensions de séances demandées par le Front national. En fin de journée, le chef des élus FN a prononcé une violente charge contre Xavier Bertrand à propos de la gestion du dossier des migrants.

Démantèlement des camps et expulsions systématiques

En l’absence de Marine le Pen, c’est le frontiste Philippe Eymery, qui s’est exprimé au nom de son groupe. Après avoir joué de la procédure sur de nombreux sujets, Philippe Emery a défendu, vers 22h, un « vœu » réclamant « le démantèlement des camps de migrants de Calais et de Grande-Synthe ». Il a aussi demandé « l’expulsion systématique de toute personne présente illégalement sur le territoire national », en raison des « effets dévastateurs de l’immigration clandestine ».

Pendant près de 12 minutes, Philippe Emery a prononcé une diatribe contre la majorité Les Républicains-UDI, confondue avec la gauche dans « l’UMPS ». Il a aussi dénoncé « des camps livrés aux mafias, aux trafics en tout genre, aux viols », accusant Xavier Bertrand d’être « co-responsable de cette situation », lui affirmant qu’un « jour, l’Histoire vous jugera ».

Ils entonnent la Marseillaise dans l’hémicycle

Selon Le Monde, plusieurs élus du FN ont ensuite brandi des pancartes « Je suis Calais » et « Je suis Grande-Synthe » avant que Jacques Danzin, lui aussi élu FN, demande à Xavier Bertrand « Vous nous prenez pour des niakoués ? ! ». Une phrase qui, selon Gérald Darmanin, vice-président et bras droit de Xavier Bertrand, ne restera pas sans suite juridique. C’est d’ailleurs à son initiative que les élus LR-UDI se sont levés pour entonner la Marseillaise.

« L’extrême droite a montré une nouvelle fois son vrai visage », a déclaré Xavier Bertrand en concluant la séance.