Statu quo à la faculté de médecine

Olivier Aballain - ©2007 20 minutes

— 

Vacances gâchées pour 525 étudiants de la faculté de médecine de Lille-II. A quelques semaines de la rentrée, les résultats du concours de fin de première année ne sont toujours pas définitifs, A l'origine, le doyen avait fait repasser une épreuve pour éviter une contestation sur l'autorisation ou non de l'usage de calculatrices. Peine perdue : onze candidats cette fois sortis du numerus clausus (les 525 étudiants admis en deuxième année) à cause de la nouvelle épreuve ont intenté un recours au tribunal administratif de Lille.

Le délai de deux mois pour contester les résultats échoit lundi 3 septembre. « C'est autant de stress pour nous, car on ne sait pas s'il faut de nouveau réviser ces matières », témoigne Constance, l'une des étudiantes reçues. Un collectif de trois cents parents s'est monté pour les défendre. Celui-ci aussi participera à l'audience au tribunal administratif de Lille, programmée pour le 25 septembre... Soit le lendemain de la rentrée des « deuxième année », et quinze jours après celle des « première année ».

« Mais si les épreuves sont annulées, s'inquiète l'un des parents, il y aura encore plus d'étudiants lésés et donc de nouveau une procédure à suivre. » Seule solution, envisagée à demi-mots : que le ministère de l'Enseignement supérieur accepte d'augmenter le numerus clausus de trente-neuf places, soit le nombre d'étudiants exclus après la nouvelle épreuve. « Nous en avons fait la demande au ministère. Il reste du temps entre le 3 et le 25 septembre », indique le doyen, Jean-Paul Francke.

précédent En 1999, dans une affaire similaire, un numerus clausus de 120 à Montpellier avait été porté à 156... « A Lille, les 39 ne représentent même pas 10 % de l'effectif », indiquent les parents d'élèves.