Grande-Synthe: Le camp en «dur» sera prêt fin février

MIGRANTS Lors d’une conférence de presse, la mairie de Grande-Synthe et Médecins sans frontières ont donné des précisions sur le camp de migrants qui se construit sur la commune…

Mikael Libert

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L'actuel camp de migrants du Basroch, à Grande-Synthe, dans le Nord.
L'actuel camp de migrants du Basroch, à Grande-Synthe, dans le Nord. — P.Huguen/AFP

Il n’a pas « vocation à perdurer ». Les travaux du nouveau camp qui accueillera les migrants présents à Grande-Synthe ont commencé. Dans quelques semaines, les 2.400 personnes actuellement présentes sur le bidonville du Basroch, essentiellement des Kurdes Irakiens et des Syriens, devraient donc déménager dans cette structure en « dur » qui propose des conditions de vie acceptables.

Déménagement dans « 4 à 5 semaines »

Damien Carême, le maire de Grande-Synthe, l’a assuré, mercredi, lors d’une conférence de presse : « D’ici 4 à 5 semaines, un camp humanitaire sera prêt à accueillir 2.500 réfugiés ». Le site, où les travaux d’assainissement ont déjà commencé, a été choisi sur sa commune, à proximité de « la Linière et de l’A16 ».

Pour la construction de ce camp, l’Etat ne mettra pas la main à la poche. Sur un budget prévu de 2,4 millions d’euros, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) apportera deux millions, les 400.000 euros restants seront financés par la municipalité. Le maire de Grande-Synthe a tout de même fait appel au gouvernement pour, selon l’AFP, prendre en charge les coûts de fonctionnements estimés à 200.000 euros par mois.

Un camp ouvert

Concrètement, sur un terrain de cinq hectares assaini et viabilisé, 500 tentes seront installées, ainsi que des douches, des sanitaires, un centre de soin et des espaces de vie communs. Au contraire de ce qui a été fait à Calais, le camp de Grande-Synthe ne sera pas fermé et ses occupants ne seront pas soumis à des restrictions de mouvements. L’organisation la gestion de l’endroit seront confiés à des associations qui restent à déterminer.

Malgré l’énergie et l’argent dépenses, Damien Carême assure que le nouveau camp « n’a en aucun cas vocation à perdurer » et que l’ancien camp devrait disparaître après le déménagement. La préfecture avait, au cours de ses dernières réunions avec la municipalité et MSF, souligné sa volonté de ne pas voir émerger une structure pérenne. Et, pour justifier de l’aspect provisoire de l’installation, le maire de Grande-Synthe a affirmé que « les places libérées par les départs ne seraient pas renouvelées ».