Nord: «Les Experts Villeneuve d'Ascq» lèvent 700.000 euros

SÉCURITÉ Spécialiste de l’identification de personnes, la société nordiste Crime science technology lève 700.000 euros pour se développer à l’international…

Mikael Libert

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Le procédé Lumicyano de la société CST.
Le procédé Lumicyano de la société CST. — Jean BER

Objectif monde. La société Crime science technology (CST), basée à Villeneuve d’Ascq, a réussi une belle levée de fonds de plus de 700.000 euros, fin 2015, pour financer le développement de nouveaux produits et intensifier sa croissance à l’international.

Après seulement cinq ans d’existence, CST a réussi deux gros coups, fin 2015. Cette « petite société » de trois associés est spécialisée dans le développement de solution pour l’identification des personnes et la sécurisation des matériaux. Pour faire simple, les deux axes de recherches sont la police scientifique et la lutte contre la contrefaçon.

Le Lumicyano pour la police Française

Le premier gros coup, c’est d’avoir vendu au ministère de l’Intérieur le Lumicyano, un procédé de révélation d’empreintes digitales innovant : « Tous les laboratoires de police scientifique français peuvent l’utiliser depuis le 1er janvier 2016, s’enthousiasme Cosimo Prete, président et fondateur de CST. Ce procédé est rapide, utilisable sur le terrain et surtout, il ne dégrade pas les traces ADN », poursuit-il. Déjà en test depuis quelque temps, il aurait été notamment utilisé sur les scènes de crime des attentats de novembre, à Paris.

 

Le deuxième gros coup, c’est la levée de plus de 700.000 euros auprès de trois organismes régionaux, Finovam Fira Nord Est et Nord France amorçage. « Une partie sera utilisée pour commercialiser le Lumicyano à l’étranger, surtout en Amérique du Nord. Le Mexique aussi est très intéressé, détaille Cosimo Prete. Le reste servira à financer notre programme de recherche et développement sur les projets qui sont actuellement dans les tuyaux ».

Sécuriser l’impression en 3D

Et des projets, CST en a sous le coude. « Nous travaillons actuellement sur la sécurisation de documents officiels, Français, mais pas que », explique, volontairement évasif, le président. L’autre dossier chaud, concerne l’impression en 3D : « Nous développons un marqueur permettant d’identifier la matière d’un objet et savoir s’il s’agit, ou non, d’une contrefaçon imprimée en 3D ».

Le contexte actuel augure d’un avenir prometteur pour CST. Malgré tout, son président fondateur ne compte pas aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. « Nous allons rester à Eurasanté et nous sommes très attachés à la région. Nous sommes aussi très attentifs à l’obtention du label Idex qui nous offrirait sans aucun doute de belles perspectives ».