Nord: Trois semaines après son élection, Daubresse quitte la région

POLITIQUE Un deuxième poids lourd de la nouvelle majorité LR-UDI au conseil régional a choisi de conserver ses autres mandats…

Olivier Aballain
— 
Marc-Philippe Daubresse, député-maire (LR) de Lambersart
Marc-Philippe Daubresse, député-maire (LR) de Lambersart — M. Libert

Et de deux. Après Éric Woerth, tête de liste LR dans l’Oise et démissionnaire trois jours après son élection, c’est Marc-Philippe Daubresse qui vient d’annoncer qu’il ne siégerait pas au conseil régional Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Avant même la première séance du 4 janvier, deux poids lourds de la majorité régionale ont donc quitté le navire, touchés par le cumul des mandats.

>>A lire aussi : Les chiffres du 2e tour des élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie

Pour les électeurs de Xavier Bertrand, qui a remporté le scrutin régional du 13 décembre en promettant une « nouvelle façon de faire de la politique », ce nouveau départ fait mauvais genre. Mais Marc-Philippe Daubresse comme Xavier Bertrand s’en défendent.

Pour Xavier Bertrand c’est une « clarification »

« Je considère que la mission est bien remplie », indique Marc-Philippe Daubresse dans un communiqué, qui affirme que la défaite de Marine Le Pen était son « premier objectif » dans la campagne.

Et pour Xavier Bertrand, le départ de celui qui était en 4e position sur sa liste dans le Nord correspond justement à une « clarification ». « Xavier Bertrand a exigé un investissement très important à la région, assure le cabinet du futur président du conseil régional, et il a demandé à Marc-Philippe Daubresse de choisir ».

>>A lire aussi : Après les régionales, Marc-Philippe Daubresse a un mandat de trop

Or le député-maire de Lambersart souhaitait surtout conserver ses responsabilités à la métropole de Lille (il est vice-président de la MEL en charge de l’Urbanisme) ce qui, selon nos informations, paraissait trop chronophage à Xavier Bertrand. Au passage, Marc-Philippe Daubresse semble moyennement apprécier les commentaires relatifs à sa défection.

Sans surprise, le Front National a en tout cas rapidement dégainé. Un communiqué du groupe frontiste au conseil régional, estime que les démissions d’Éric Woerth et Marc-Philippe Daubresse « en disent long sur le mépris de ces politiciens à l’égard de leurs électeurs ».

Un argument qui peut aussi s’appliquer à Louis Aliot, tête de liste FN en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, qui a choisi de ne pas siéger au conseil régional pour conserver ses mandats de conseiller municipal et de député européen.

MAJ 13h30 : Louis Aliot n’a pas démissionné, il s’est placé position non-éligible en cas de défaite.