Lille: Après l'«effet attentats», les commerces reprennent vigueur

ÉCONOMIE Les attentats à Paris ont provoqué un coup de mou généralisé chez les commerçants. Mais depuis début décembre, les clients reviennent et les affaires reprennent…

Mikael Libert

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Le marché de Noël de Lille.
Le marché de Noël de Lille. — M.Libert/20 Minutes

« On ne va pas se laisser abattre ». Les commerces ont souffert des effets collatéraux des attentats qui ont causé la mort de 130 personnes à Paris, le 13 novembre. A Lille, comme ailleurs en France, les clients ont déserté les magasins les jours qui ont suivi les attaques. Cependant, la tendance s’est radicalement inversée depuis le début du mois de décembre.

Sur le marché de Noël

« Nous avons vécu une installation dans une ambiance bizarre », confie Matthieu qui tient un chalet de produits régionaux sur le marché de Noël de Lille. Les deux dernières semaines de novembre, il reconnaît que c’était « plutôt calme » par rapport à d’habitude, mais il attribue cela aussi au mauvais temps. « Nous avons eu du monde ce week-end. Beaucoup de Parisiens voulaient se changer les idées », explique Matthieu.

Quelques chalets plus loin, Catherine vend du miel du Limousin. « Le temps, les attentats… Les journées de dix heures sont longues quand on ne voit pas grand monde », soupire-t-elle, tout en reconnaissant « s’y retrouver grâce aux habitués ».

Dans le Vieux-Lille

« Nous avons fait un plus beau dimanche que l’année dernière », s’enthousiasme Thomas des Vins gourmands, rue Esquermoise. Pourtant, comme d’autres, le caviste a senti une baisse de fréquentation post-attentats. « Mais début décembre, ça commence à arriver, poursuit-il. Les clients nous disent qu’ils veulent se faire plaisir ».

Même son de cloche chez Oliviers & Co, toujours rue Esquermoise. « Décembre est plutôt bien parti, c’est la féerie de Noël », se réjouit-il. Par ailleurs, il note une forte présence de touristes étrangers, « surtout des Anglais et des Belges, dit-il, et plus que d’habitude ».

A Euralille

L’optimisme est aussi de mise pour le gérant du magasin de textile Star Folies, dans la galerie commerciale Euralille. « Le phénomène attentats s’estompe, les gens ont envie de consommer », remarque Alain Flipo, le propriétaire. Pour lui, le coup de mou n’a pas duré plus de huit jours : « Il y a une certaine vigilance, mais on sent aussi que les clients ont envie de profiter. » Thomas Guyader, le patron d’Euralille, confirme : « Notre fréquentation s’est maintenue. Elle était même en hausse en semaine, déclare-t-il. On est optimistes pour décembre, il le faut. »